View full screen - View 1 of Lot 197. An Empire gilt-bronze mounted burr commode à vantaux, circa 1810, attributed to Charles-Joseph Lemarchand | Commode à vantaux en placage de loupe et bronze doré, première moitié du XIXe siècle, attribuée à Charles-Joseph Lemarchand.

An Empire gilt-bronze mounted burr commode à vantaux, circa 1810, attributed to Charles-Joseph Lemarchand | Commode à vantaux en placage de loupe et bronze doré, première moitié du XIXe siècle, attribuée à Charles-Joseph Lemarchand

Auction Closed

November 15, 04:59 PM GMT

Estimate

10,000 - 15,000 EUR

Lot Details

Description

An Empire gilt-bronze mounted burr commode à vantaux, circa 1810, attributed to Claude-Joseph Lemarchand


decorated with military attributes, the frieze opening with one drawer, the doors opening with three drawers, with a green marble top


Height. 37 1/2 in, width. 55 in, depth. 26 in


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Commode à vantaux en placage de loupe et bronze doré d'époque Empire, vers 1810, attribuée à Claude-Joseph Lemarchand


décorée d'attributs militaires, la ceinture ouvrant à un tiroir, les vantaux ouvrant à trois tiroirs, dessus de marbre vert


Haut. 95 cm, larg. 140 cm, prof. 66 cm

Comme beaucoup de pièces de Lemarchand, l’œuvre se distingue par la pureté de sa forme et l’originalité de ses montants. Charles-Joseph Lemarchand fabriquait ses meubles avec un placage d'acajou, même s'il utilisait parfois des bois rares comme le citronnier. Ses œuvres étaient souvent ornées de bronzes dorés relativement sobres, bien que certaines pièces aient reçu des montures très élaborées, comme un bonheur du jour réalisé entre 1805 et 1810, aujourd'hui conservé au Musée des Arts Décoratifs de Paris, ainsi que celles notre commode qui relèvent les montants en faisceaux ou représentent des trophées de guerre. On ignore qui fournit à Lemarchand ces montures en bronze doré, qui étaient toujours de la plus haute qualité.

Lemarchand naît à Dieppe. Une de ses sœurs épouse un menuisier et une autre l'ébéniste Pierre-Michel Roussel (1743-1822), fils du célèbre ébéniste Pierre Roussel (1723-82). À partir de 1785, Lemarchand vit à Paris, rue du Faubourg-Saint-Honoré, près de la maison de Roussel où il se peut qu'il ait fait son apprentissage avant d'être reçu maître-ébéniste en 1789. La même année, il est enregistré rue du Faubourg-Saint-Antoine, où il reste jusqu'en 1807. Lors de son mariage avec Radegonde Fouquet en 1795, son capital est évalué à 80.000 livres tandis que ses meubles et objets mobiliers s'élèvent à 40.000 livres, ce qui indique l'importance et l'ampleur de son atelier au cours des dernières années.

En 1791, Lemarchand reçoit une importante commande du Garde-Meuble de la Couronne pour fournir 18 commodes en acajou pour le palais du roi Louis XVI à Saint-Cloud. Considéré comme l'un des derniers ébénistes de l'Ancien Régime, Charles-Joseph Lemarchand a continué à prospérer sous l'Empire et la Restauration, fournissant de nombreuses pièces au Garde-Meuble, au château de Saint-Cloud, aux Tuileries ou à d’importants clients tels que Talleyrand.

Lemarchand, s’apprêtant à se retirer, réussit en 1822 à vendre quelques-unes de ses plus belles pièces au Garde-Meuble pour la somme de 8 000 francs. En 1825, il vend sa maison à ses deux fils, Emile et Louis-Edouard (1795-1872). Ce dernier, qui travaille avec son père depuis 1815, reprend l'atelier. Comme lui, Louis-Édouard excelle dans ce domaine : il fabriquera même le cercueil d'ébène dans lequel la dépouille de Napoléon est transportée de Sainte-Hélène aux Invalides, à Paris, en 1840.