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FRANCE, 18TH CENTURY, AFTER THE ANTIQUE | FRANCE, XVIIIE SIÈCLE, D'APRÈS L'ANTIQUE | HERMAPHRODITE

Lot Closed

July 23, 02:30 PM GTNN

Estimate

15,000 - 20,000 EUR

Lot Details

Description

FRANCE, 18TH CENTURY, AFTER THE ANTIQUE

HERMAPHRODITE


brown patina bronze ; on a mahogany and gilt bronze base with lion's paws

the base stamped JACOB FRERES/RUE MESLEE


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FRANCE, XVIIIE SIÈCLE, D'APRÈS L'ANTIQUE

HERMAPHRODITE


bronze à patine brune ; sur un socle en acajou à monture en bronze doré posé sur des pattes de lion

le socle estampillé JACOB FRERES/RUE MESLEE


20 x 40 cm ; 7¾ x 15½ in.


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Former collects ion Henriette Alfandari

Sotheby's Paris, 25/06/2003, lot 122


Ancienne collects ion Henriette Alfandari

Sotheby's Paris, 25 juin 2003, lot 122

Related Literature

F. Haskell, N. Penny, Pour l'Amour de l'Antique. La Statuaire gréco-romaine et le goût européen 1500-1900, Paris, (reed.) 1988, pp. 253.

I. Aghion, C. Barbillon, F. Lissarrague, Héros et dieux de l'antiquité guide iconographique, Paris, 1994, pp. 155.

P. Grimal, Dictionnaire de la Mythologie grecque et romaine, Paris, (reed.) 2002, pp. 206-207.

Les Bronzes de la Couronne, exh. cat. , Paris, Musée du Louvre, 1999, pp. 80-81, no. 30.


Références bibliographiques

F. Haskell, N. Penny, Pour l'Amour de l'Antique. La Statuaire gréco-romaine et le goût européen 1500-1900, Paris, (rééd.) 1988, pp. 253.

I. Aghion, C. Barbillon, F. Lissarrague, Héros et dieux de l’antiquité guide iconographique, Paris, 1994, pp. 155.

P. Grimal, Dictionnaire de la Mythologie grecque et romaine, Paris, (rééd.) 2002, pp. 206-207.

Les Bronzes de la Couronne, cat. exp. Musée du Louvre, 1999, pp. 80-81, n° 30.

In his Metamorphoses, Ovid relates the myth of Hermaphroditos, son of the goddess Aphrodite and the god Hermes, whom the poet describes as having inherited his parents' great beauty. One day, while he is bathing in a pool, the nymph Samalcis falls in love with him, forcibly embraces him and begs the gods to join their bodies in perpetuity. This enforced fusion turns Hermaphroditos into a being who is both male and female.


The most famous portrayal of this mythological figure is the antique marble of the Sleeping Hermaphrodite, made in the second century BCE (now in the Musée du Louvre, inv. no. MR 220; fig. 1). The combination of the figure's sleeping posture and the drapery creates a mise-en-scène that reveals the duality of the figure's sexual attributes in two stages. Discovered in Rome in the 1620s near the Baths of Diocletian, the marble was restored by Bernini (1598-1680), who added the mattress on which the figure rests. In 1638, the Sleeping Hermaphrodite entered the collects ion of Cardinal Scipione Borghese (1577-1633), who displayed it in his famous Roman villa (where it remained until 1807). Giovanni Francesco Susini (1585-1653), who was close to the celebrated sculptor Giambologna, made one of the first bronze reductions in 1639 (New York, Museum of Art, inv. no. 1977.339).


The sculpture continued to be a source of fascination for many decades after its discovery and the model was disseminated throughout Europe by means of numerous copies in different sizes and materials. Some rare examples are mentioned in private collects ions of the seventeenth and eighteenth centuries, notably that of Louis XIV (Bronze de la Couronne no. 30, MV 7778; fig. 2).

Reference to various examples can be found in famous collects ions of the second half of the eighteenth century, including the 1770 sale of the collects or Blondel d'Azincourt (1695-1776), in which lot 175 is described as 'a woman lying down, who seems to be a hermaphrodite, made by a very skilled artist [...]. This bronze measures seven pouces and six lignes in height and twelve pouces in width, not including an attractive base of amaranth wood decorated in bronze'. Additionally, in Madame Basan's sale on 4 April 1791, no. 141 is listed as 'the figure of a hermaphrodite in bronze, lying on a cushion eleven pouces long'. It is possible that the present bronze is one of these two examples. It is also worth noting the extent to which the work was prized by its owner between 1796 and 1803, since he had a mahogany base for the figure custom made by Georges II Jacob (1768-1803) and François-Honoré-Georges Jacob, known as Jacob Desmalter (1770-1841), who were at that t.mes working in partnership as Jacob Frères.


Dans ses Métamorphoses, Ovide relate le mythe d’Hermaphrodite, fils de la déesse Aphrodite et du dieu Hermès, qui selon le poète hérite de la grande beauté de ses parents. Un jour alors qu’il se baigne dans un lac, la nymphe Samalcis s’éprend de lui, l’étreint de force et prie les dieux afin que leurs corps soient unis à jamais. Cette fusion contrainte fait d’Hermaphrodite un être à la fois féminin et masculin.


La représentation la plus fameuse de ce personnage mythologique est le marbre antique de l’Hermaphrodite endormie, exécuté au IIe siècle avant notre ère (aujourd’hui au Louvre, inv. n° MR 220, fig. 1). L’association entre la posture allongée de la figure assoupie et le drapé permet une mise en scène de la figure, révélant en deux temps la dualité de ses attributs sexuels. Découvert à Rome au cours des années 1620 près des Thermes de Dioclétien, le marbre est restauré par Le Bernin (1598-1680) qui ajoute le matelas sur lequel la figure repose. En 1638, l’Hermaphrodite endormie intègre la collects ion du cardinal Scipion Borghèse (1577-1633) qui l’installe dans sa célèbre villa romaine (où elle restera jusqu’en 1807). Giovanni Francesco Susini (1585-1653) proche du célèbre Giambologna, réalise en 1639 une des premières réductions en bronze (New York, Metropolitan Museum, inv. n° 1977.339).


Bien des décennies après sa découverte, la sculpture fascine toujours autant et de nombreuses copies de dimensions et de matériaux variés diffusent le modèle à travers l’Europe. Quelques rares exemples sont.mes ntionnés dans les collects ions privées des XVIIe et XVIIIe siècles, notamment celle de Louis XIV (Bronze de la Couronne n°30, MV 7778, fig. 2).

On trouve la trace de différents exemplaires dans des célèbres collects ions de la seconde moitié du XVIIIe siècle, dont celle du collects ionneur Blondel d’Azincourt (1695-1776) en 1770, où le lot 175 représente « une femme couchée, qui paraît être hermaphrodite, exécutée par un très habile artiste […]. Ce bronze porte sept pouces six lignes de haut sur douze pouces de large, non compris un joli pied de bois d’amarante garni de bronze », et celle de Madame Basan, le 4 avril 1791, dans laquelle est décrite sous le n° 141 « la figure de l’hermaphrodite en bronze, couchée sur un coussin de onze pouces de long ». Il est possible que notre bronze soit l’un ou l’autre de ces exemplaires. Par ailleurs, on peut remarquer l’intérêt qu’attache à sa possession son propriétaire entre 1796 et 1803, puisqu’il fait spécialement confectionner pour la statuette un socle en acajou par Georges II Jacob (1768-1803) et François-Honoré-Georges Jacob, dit Jacob Desmalter (1770-1841) alors associés sous le nom de Jacob Frères.