View full screen - View 1 of Lot 298. A l'Ombre des jeunes filles en fleurs. 1920. 2 vol. Envoi sur la contribution de Léon Daudet au prix Goncourt.

Proust, Marcel

A l'Ombre des jeunes filles en fleurs. 1920. 2 vol. Envoi sur la contribution de Léon Daudet au prix Goncourt

Auction Closed

May 11, 05:00 PM GMT

Estimate

6,000 - 8,000 EUR

Lot Details

Description

Proust, Marcel


À l'ombre des jeunes filles en fleurs. Paris, Éditions de la Nouvelle Revue française, 1920.


2 volumes in-8 (188 x 135 mm). Demi-maroquin rouge à coins, dos à nerfs, titre doré, couverture, étui bordé (Reliure moderne).


BEL ENVOI ÉVOQUANT POÉTIQUEMENT LA CONTRIBUTION DE LÉON DAUDET AU PRIX GONCOURT DE PROUST.


Mention de trente-huitième édition (achevé d'imprimer 12 août 1920). Édition en deux volumes. 


Envoi autographe signé :

"Ces jeunes filles ceintes d'

une couronne de jeunesse où

il plut à Léon Daudet d'

entrelacer le laurier vert

Marcel Proust."


Suite au Prix Goncourt décerné le 10 décembre 1919, l'édition originale du roman, en un volume, fut vite épuisée. Une réimpression, cette fois en deux volumes, a été réalisée en décembre 1919 — et d'autres suivront. Pour la première fois dans l’histoire des éditions de la N.R.F., ces deux volumes sont entourés du bandeau rouge "Prix Goncourt" (Assouline, p. 146) : l'envoi de Proust, qui évoque ces jeunes filles "ceintes d'une couronne", "entrelac[ées]" d'un "laurier", est probablement une allusion à ce bandeau. La synecdoque, qui consiste à évoquer ce simple bandeau entourant l'exemplaire des Jeunes filles pour évoquer le prix Goncourt, se double d'une belle image qui fait apparaître au lecteur les jeux des jeunes filles près des falaises de Balbec.


À qui fut envoyée cette belle dédicace ? Si un libraire affirme qu'elle a été adressée à l'une des jeunes filles du peintre mondain James Tissot (Bulletin d'informations proustiennes, n° 45, p. 203), nous n'en avons pas trouvé la confirmation, d'autant qu'il serait curieux qu'une attention si importante à Léon Daudet soit destiné une jeune fille qui lui était étrangère. À moins qu'il ne s'agisse d'un exemplaire envoyé à Léon Daudet, qui, en juin 1919 avait déjà reçu un exemplaire dédicacé de l'édition originale (Corr., XVIII, n° 129), afin de lui offrir aussi la réédition, ceinte d'un joli bandeau honorifique qui lui devait tant ?