View full screen - View 1 of Lot 7. A Louis XVI gilt-bronze mounted Parisian varnish commode demi-lune, circa 1780, stamped by Charles Topino | Commode demi-lune en vernis parisien et bronze doré d'époque Louis XVI, vers 1780, estampille de Charles Topino.

A Louis XVI gilt-bronze mounted Parisian varnish commode demi-lune, circa 1780, stamped by Charles Topino | Commode demi-lune en vernis parisien et bronze doré d'époque Louis XVI, vers 1780, estampille de Charles Topino

Auction Closed

November 15, 02:14 PM GMT

Estimate

20,000 - 30,000 EUR

Lot Details

Description

A Louis XVI gilt-bronze mounted Parisian varnish commode demi-lune, circa 1780, stamped by Charles Topino


decorated with gilded chinoiseries on a green background, opening with two lateral doors and three drawers, with a brèche d'Alep marble top, stamped C.TOPINO and JME, marked CD


Height. 35 3/4 in, width. 51 1/2 in, depth. 23 in


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Commode demi-lune en vernis parisien et bronze doré d'époque Louis XVI, vers 1780, estampille de Charles Topino


à décor de chinoiseries ors sur fond vert, ouvrant à deux portes latérales et trois tiroirs, plateau de marbre brèche d'Alep, estampillée C.TOPINO et JME, marque CD 


Haut. 91 cm, larg. 131 cm, prof. 58 cm

Référence bibliographique :


Forray-Carlier et M. Kopplin, Les Secrets de la Laque française : Le Vernis Martin, Paris, 2014.

A green varnish commode identical to ours (with slightly different gold decoration) and also stamped by Charles Topino was sold by Artcurial on 23 June 2009, lot 143 (€167,830). Gold decoration on green varnish is rare, particularly on Louis XVI furniture. The Chinese theme is treated here in a 1780s decorative style, with scenes framed by knotted garlands. This exotic theme remained in vogue under Louis XVI, as evidenced by the Japanese lacquer furniture and objects favored by Marie-Antoinette and the inlaid furniture by Roentgen. Jean Pillement (1728-1808) distributed his work "Œuvres de Fleurs, ornements, cartouches et figures et sujets chinois...etc" (1776) to all the courts of Europe. 

This green varnish decoration is best known in the works of René Dubois, such as the small half-moon commode at Waddesdon Manor in England (Inv. WI/23/2). René Dubois, on the other hand, was particularly fond of neoclassical scenes, of which his stock list of 1772 lists around twenty pieces, making it possible to date this production. The Martin brothers' workshop was still active at this time with Jean-Alexandre, son of Robert Martin. He had taken over his father's workshop in 1767 and acquired that of his cousin Etienne-François in 1772, who had died the previous year. He undoubtedly benefited from his family's connections with Parisian haberdashery merchants and cabinet-makers, of whom Charles Topino was one of the most renowned at the time. Unfortunately, this production did not survive the French Revolution, and this chest of drawers bears witness to the last vestiges of this inventiveness.

 

 Charles Topino was established at the rue du Faubourg Saint-Antoine and among his clientele were members of the aristocracy and the marchands-ébénistes including Delorme and Tuart. His pieces were described as being 'à l'antique' which was the expression for taste devoted to neoclassical ideas in the late 18th century. His daybook covering the years between 1771 and 1779 has survived and documents, for example, the names of the bronziers who supplied him, amongst them Jean-Baptiste Dubuisson, maître-fondeur in 1765, who delivered the finest mounts in this period. It is known that the gilt-bronze mounts with which Topino embellished his furniture were cast by Viret, chased by Chamboin and Dubuisson and gilded by Bécard, Gérard and Vallet.

 


Charles Topino, ébéniste, reçu maître en 1773.


Une commode en vernis vert identique à la nôtre (avec un décor or légèrement différent), estampillée aussi par Charles Topino a été vendue par Artcurial le 23 juin 2009, lot 143 (167 830 Euros). Le décor or sur vernis vert est rare, plus particulièrement sur du mobilier Louis XVI. Le thème de la chinoiserie y est ici traité dans un registre décoratif des années 1780, avec des scènes encadrées de guirlandes nouées. Ce thème exotique reste en vogue sous Louis XVI comme en témoignent le mobilier et les objets en laque du Japon qu’affectionnait Marie-Antoinette ou encore le mobilier marqueté de Roentgen. Jean Pillement (1728-1808) diffuse par son ouvrage « Œuvres de Fleurs, ornements, cartouches et figures et sujets chinois…etc » de 1776 dans toutes les cours d’Europe.

De ce décor de vernis vert, on connaît surtout les œuvres de René Dubois comme la petite commode demi-lune conservée à Waddesdon Manor en Angleterre (Inv. WI/23/2). René Dubois affectionnait en revanche les scènes néoclassiques dont l’état de ses stocks de 1772 recense une vingtaine de pièces et permet de dater cette production. L’atelier des Frères Martin était encore actif à cette époque avec Jean-Alexandre, fils de Robert Martin. Il avait repris l’atelier paternel en 1767 et acquit celui de son cousin Etienne-François en 1772 décédé l’année précédente. Il bénéficiait sans aucun doute des relations de sa famille avec les marchands merciers et ébénistes parisiens dont Charles Topino était alors l’un des plus renommés. Cette production ne survécut malheureusement pas à la Révolution Française et cette commode témoigne des derniers feus de cette inventivité.

 

Charles Topino s'installe rue du Faubourg Saint-Antoine et compte parmi sa clientèle des membres de l'aristocratie et des marchands-ébénistes dont Delorme et Tuart. Ses pièces étaient décrites comme étant "à l'antique", expression désignant le goût pour les idées néoclassiques à la fin du XVIIIe siècle. Son livre journalier couvrant les années 1771 à 1779 a survécu et documente, par exemple, les noms des bronziers qui le fournissaient, parmi lesquels Jean-Baptiste Dubuisson, maître-fondeur en 1765, qui a livré les plus belles montures de cette période. On sait que les montures en bronze doré dont Topino embellissait ses meubles étaient fondues par Viret, ciselées par Chamboin et Dubuisson et dorées par Bécard, Gérard et Vallet.