
The kiss | Le Baiser
Lot Closed
June 15, 03:20 PM GMT
Estimate
5,000 - 7,000 EUR
Lot Details
Description
Jan van Beers
Lier 1852 - 1927 Fay-aux-Loges
The kiss
Signed center left JAN VAN BEERS
Oil on panel
37,5 x 51,9 cm ; 14¾ by 20⅜ in.
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Jan van Beers
Lier 1852 - 1927 Fay-aux-Loges
Le Baiser
Signé à gauche au centre JAN VAN BEERS
Huile sur panneau
37,5 x 51,9 cm ; 14¾ by 20⅜ in.
Collection Tony Deckers, Begium (probably since at least the 1920's);
By descent to the present owner.
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Collection Tony Deckers, Belgique (certainement depuis au moins les années 1920) ;
Par descendance à l'actuel propriétaire.
Jan van Beers, who specialised in painting coquettish subjects in a flawless and detailed style, is principally known for his successful legal process against critics who had accused him of painting over photographs, because of the hyperrealism of two paintings he presented at the Brussels Salon.
Despite the thick varnish, it is easy to understand the accusations that were levelled at him. The smooth, even paint surface, the absence of any brush marks or traces, the extreme attention to the finish – as well as the subject and composition – all evoke photography contemporary with the painting’s execution.
The subject is, additionally, particularly surprising. The young woman, with her abundant red hair, is wrapped around the man like an octopus, and seems almost to be forcing a languorous kiss upon him.
In this astonishing image, it is possible to see an echo of the late nineteenth century’s preoccupation with relations between the sexes: in this context, the symbolist movement often presented a vision of female dominance, going against the social conventions of the time.
Although ten years earlier, this work also has suggestions of the troubling, scandalous vision of Love and Pain by Edvard Munch, later known as The Vampire (ill. 1, British Museum, London, inv. 1970,0711.8).
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Jan van Beers, qui se spécialisa dans la peinture de sujets galants exécutée dans un style léché et minutieux, est principalement connu pour le procès qu’il gagna contre des critiques qui l’accusaient, du fait de l’hyperréalisme de deux œuvres qu’il avait exposées au Salon de Bruxelles, de les avoir peintes par-dessus des photographies.
L’on comprend bien ici, en dépit de l’épais vernis, les accusations qui lui furent portées. La matière également lisse de sa peinture, l’absence de touches ou de traces de pinceaux visibles, le fini poussé jusqu’à l’extrême, dont joue volontairement Van Beers, mais également le sujet et la composition, font penser à la photographie contemporaine de son exécution.
Le sujet est, par ailleurs, particulièrement surprenant… La jeune femme, à l’opulente chevelure rousse, enlace et emprisonne l’homme comme une pieuvre et semble presque lui imposer un baiser langoureux.
L’on peut voir dans cette image étonnante un écho des préoccupations de la fin du XIXe siècle sur les relations homme/femme, qui, dans le courant symboliste, ont parfois offert une vision dominatrice de celle-ci, à rebours des conventions sociales du temps.
L’œuvre n’est d’ailleurs pas sans rappeler, mais avec dix ans d’avance, la vision troublante et sulfureuse de L’Amour et la douleur d’Edvard Munch, titré par la suite Le Vampire (ill. 1, British Museum, Londres, inv. 1970,0711.8).
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