View full screen - View 1 of Lot 69. Voyages en Perse... Amsterdam, 1711. 10 vol.in-12. Maroquin aux armes de la comtesse de Provence.

De la bibliothèque de la comtesse de Provence

Chardin, Jean

Voyages en Perse... Amsterdam, 1711. 10 vol.in-12. Maroquin aux armes de la comtesse de Provence

Lot Closed

June 25, 01:15 PM GMT

Estimate

2,800 - 3,500 EUR

Lot Details

Description

De la bibliothèque de la comtesse de Provence


Chardin, Jean


Voyages en Perse, et autres lieux de l’Orient.

Amsterdam, Jean-Louis de Lorme, 1711.


10 volumes in-12 (160 x 95 mm). Maroquin rouge, armes poussées au centre des plats, triple filet doré en encadrement, dos à nerfs orné de fers dorés, pièces de titre et de tomaison de maroquin olive, tranches dorées (Reliure de l’époque).

Quelques cahiers un peu brunis. Quelques pliures fragiles, une pliure de la pl. XXXIV (tome VIII) fendue. Usures d’usage (coins et coiffes).


PREMIÈRE ÉDITION COMPLÈTE, en partie originale, de l’une des meilleures descriptions anciennes de la Perse. Elle est encore de nos jours une source inestimable pour la connaissance de la culture et de la civilisation persanes à la fin du XVIIe siècle.


Un portrait, une carte, 77 planches (vues, costumes, écritures anciennes, antiquités, etc.) et 6 tableaux hors texte dépliants (tome V). Chaque titre est orné d’une vignette gravée en taille-douce.


Provenance : Marie Joséphine Louise de Savoie, comtesse de Provence (armoiries ; OHR 2549, fer n° 2). – Trace d'ex-libris au contreplat.


Référence : Quentin Bauchart II, p. 314-330 (non cité).

 

La bibliothèque de la comtesse de Provence (lots 65 à 97).

Marie Joséphine Louise de Savoie (1753-1810), fille du duc Victor Amédée III, épousa le 14 mai 1771 Louis Stanislas Xavier comte de Provence (futur Louis XVIII), frère cadet de Louis XVI.


"Animée d’un esprit libéral, Louise de Savoie eut son heure de faveur populaire, en défendant au début de la Révolution, ce qu’elle-même appelait, alors, les droits de la nation, et le bruit des explications assez vives qu’elle eut, à ce sujet, avec la reine Marie-Antoinette, lui valut plus d’une fois les applaudissements de la foule" (Quentin Bauchart, II, p. 313-314).


La comtesse de Provence termina sa vie en exil, parcourant l’Allemagne et l’Europe de l’est. Elle mourut en Angleterre en 1810, quelques années avant que son mari ne retrouve le trône.


Cette princesse, qui possédait une bibliothèque à Versailles mais également dans sa résidence de campagne à Montreuil, partageait, avec son époux, le goût des lettres et des arts. Sa bibliothèque comptait plus de 1600 volumes, dispersés pendant la Révolution. Versailles et Fontainebleau se partagèrent les plus importants, d’autres furent vendus ou volés.


Soigneusement reliés en maroquin rouge à ses armes, en pleine ou demi-peau, ses livres témoignent de l’éclectisme de ses goûts : belles-lettres, histoire, géographie, sciences, théologie, musique, etc.


En 1780, la comtesse de Provence avait acheté à Versailles, dans le quartier de Montreuil, un pavillon appartenant au prince de Montbarey. D’autres acquisitions lui permirent ensuite de constituer un vaste domaine de plus de vingt hectares, le Grand Montreuil, où elle aimait se retirer loin des tumultes de la cour. Elle y fit dessiner un parc à l’anglaise ponctué de nombreuses fabriques dont le pavillon de musique, érigé en 1784 par l’architecte Chalgrin.


Les propriétaires de ce pavillon se sont attachés, dès les années 1970, à faire revivre cet élégant bâtiment, unique vestige du Grand Montreuil. Au fil des années, ils ont acquis de nombreux livres provenant de la bibliothèque de la princesse, tentant de reconstituer son environnement familier. Les ouvrages présentés dans cette vente y ont été précieusement conservés jusqu’à aujourd’hui.