View full screen - View 1 of Lot 296. Du côté de chez Swann. 1913. Ex du prince Constantin de Brancovan, avec un amical envoi..

Proust, Marcel

Du côté de chez Swann. 1913. Ex du prince Constantin de Brancovan, avec un amical envoi.

Auction Closed

May 11, 05:00 PM GMT

Estimate

4,000 - 6,000 EUR

Lot Details

Description

Proust, Marcel


Du côté de chez Swann.Paris, Bernard Grasset, 1913.


In-12 (185 x 115 mm). Maroquin noir à coins, dos à nerfs, titre doré, tête dorée, couverture et dos (Loutrel). Couverture imprimée salie, doublée.


EXEMPLAIRE DU PRINCE DE BRANCOVAN.


Édition originale.

Exemplaire de service de presse, marqué "BG", du tout premier tirage (erreur à Grasset, page de titre à la date de 1914, pas de table des matières, catalogue Grasset, etc.).


Envoi autographe signé :

"Au Prince Constantin / de Brancovan / son vieil ami / Marcel Proust", sur un feuillet de garde.


Frère d'Anna de Noailles et d'Hélène de Caraman-Chimay, cousin des Bibesco, Constantin de Brancovan rencontre Proust en 1893. D'abord mondaine et intellectuelle, leur relation devient plus amicale quand, en 1898, Proust apprend que Brancovan est aussi dreyfusard que lui. En 1899, il se rend plusieurs fois chez les Brancovan pendant son séjour à Évian. Devenu directeur de la Renaissance latine, le prince fait paraître des extraits de La Bible d'Amiens en 1903, avant de proposer, en septembre suivant, à Proust de tenir la rubrique de critique littéraire dans la revue, mais il change d'avis peu après, craignant le caractère impétueux et passionnel de Proust, ce qui provoque une brouille entre eux. Anna de Noailles se range du côté de son frère. Les choses s'arrangent en 1905 et, le 13 juin, Brancovan fait paraître "Sur la lecture".


Proust ne sut jamais comment Constantin apprécia Swann, qu'il avait dû être un des premiers à recevoir, l'exemplaire étant un service de presse : bien plus tard, en 1917, Proust dit à sa sœur Hélène avoir envoyé trois exemplaires d'"un livre qu[il] avai[t] fait alors et qui s'appelait Swann", l'un à elle-même, l'autre à sa sœur Anna et un dernier à son frère Constantin, et qu'aucun n'a accusé réception" (Corr., XVI, p. 212). Même si, avec une fausse modestie, il prétendit "n'attache[r] aucune importance à [s]on livre", on peut penser qu'il ait été vexé de cette absence de réponse de la part de son "vieil ami", ainsi qu'il l'appelle dans l'envoi.


Provenance : Constantin de Brancovan (envoi).