
4 lettres à son ami Trebutien (1843.-1848). Lettres littéraires sur ses premiers succès
Auction Closed
May 11, 05:00 PM GMT
Estimate
3,000 - 5,000 EUR
Lot Details
Description
Barbey d'Aurevilly, Jules
4 lettres autographes à Trebutien. Paris 20 juillet [1843]-octobre 1848.
15 pages in-8 (204 x 134 mm), une adresse avec cachet de cire noire. 3 des 4 lettres sont signées. Lettre du 11 mai 1846 incomplète. Petite tache d’encre sur un feuillet.
SUPERBES LETTRES SUR SES PREMIERS SUCCÈS LITTÉRAIRES.
Vers 1830-1831, Barbey d'Aurevilly rencontre Guillaume-Stanislas Trebutien, libraire à Caen, qui éditera plusieurs de ses ouvrages. Normands tous deux, leur amitié courut sur vingt-cinq années, jusqu’à leur brouille survenue en 1858.
Paris, le 20 juillet (3 p.). Il n’a toujours pas reçu les épreuves de La Bague d’Annibal, sans doute à cause de son déménagement. Il est question des reliquiae de l’architecte Louis-Alexandre Piel, puis de son propre travail. "Je n’ai pas encore écrit une ligne de Brummel, mon ami. Je n’ai pu m’occuper ces derniers temps que d’un travail qui ressemblait un peu à l’opération par laquelle le paon aurait lui-même fourré ses plumes au derrière du geai". — Jeudi (4 p.). "En rentrant de chez une de vos anciennes admirations, M. Victor Hugo". Sur son projet d’écrire sur Lady Hamilton qu’il veut garder pour lui et sur Brummel, pour lequel il a décidé de faire une grande réclame pour convaincre "cette dindonnaille de gens d'esprit !" — Pachalic de Lorrette 11 mai 1846 (4 p.). Au sujet de ses articles sur la traduction par Jules Janin du roman de Richardson, Clarisse Harlowe, qui devraient lui ouvrir les portes du Journal des Débats. Il compte prochainement faire paraître Vellini [Une vieille maîtresse] et Germaine [Ce qui ne meurt pas, publié en 1883]. Il reparle de divers projets d’articles politiques ou littéraires. — Paris, jeudy Octobre 1848 (4 p.). Belle lettre sur l’amitié indéfectible qu’il porte à Trebutien, sur Paul de Saint-Victor, sur les livres, qu'il compare aux femmes : "Pour qu’ils restent ce qui [sic] furent un jour dans la pensée, il ne faut jamais les rouvrir. […] Ne repassons jamais nos jouissances passées. Ne creusons pas d’ornière dans ce sable fin où nous avons déjà laissé notre trace".
Référence : Correspondance générale, t. I, p. 119 et 225, t. II, p. 67 et 119.
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