- 56
Masque, Bamana, Mali
Estimate
30,000 - 50,000 EUR
bidding is closed
Description
- Bamana
- Masque
- haut. 45,5 cm
- 18 in
Provenance
Félicia Dialossin, Paris
collects ion Léon Fouks, Poitiers
collects ion André Schoeller, Paris
collects ion Léon Fouks, Poitiers
collects ion André Schoeller, Paris
Condition
Please refer to the department, + 33 1 53 05 52 67, alexis.maggiar@sothebys.com
"In response to your inquiry, we are pleased to provide you with a general report of the condition of the property described above. Since we are not professional conservators or restorers, we urge you to consult with a restorer or conservator of your choice who will be better able to provide a detailed, professional report. Prospective buyers should inspect each lot to satisfy themselves as to condition and must understand that any stat.mes nt made by Replica Shoes 's is merely a subjective, qualified opinion. Prospective buyers should also refer to any Important Notices regarding this sale, which are printed in the Sale Catalogue.
NOTWITHSTANDING THIS REPORT OR ANY DISCUSSIONS CONCERNING A LOT, ALL LOTS ARE OFFERED AND SOLD AS IS" IN ACCORDANCE WITH THE CONDITIONS OF BUSINESS PRINTED IN THE SALE CATALOGUE."
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Catalogue Note
Tous les sept ans, à la fin de la saison sèche, « tous les membres d’une classe d’âge sont symboliquement ‘tués au koré’ pour ressusciter en tant qu’adultes » (Colleyn, 2009, p. 28). Tout autant que la signification dont ils sont investis, les masques du koré - et en particulier le masque hyène suruku- s’imposent par la force qu’ils génèrent, par leur « impact sur la sensorialité » (Meurant, 2008, p. 188). Celui-ci s’impose comme l’un des plus anciens et des plus remarquables du corpus.
L’instabilité symbolique de la hyène - animal thaumaturge, à la fois craint et respecté – est signifiée par « le front de l’animal, l’arête vive du nez, la crête [touffe de poils prélevée par le chasseur, censée renfermer une force vengeresse mortelle], la force de la mâchoire, qui révèlent des qualités hors du commun, liées à une extraordinaire vitalité et à un grand savoir » (Colleyn, idem, p. 31).
A la force signifiée répond l’intelligence des formes – telle que les artistes réceptionnèrent au début du XXe siècle un art « nègre » qui marqua profondément la création moderne. William Rubin (1984, p. 290), dans son étude sur l’art africain comme source d’inspiration de Picasso, identifie les plans profondément concaves des masques Bamana comme vraisemblablement l’une d’elles : « une forme de concavité plutôt idiosyncratique se retrouve dans les Etudes d’une tête de femme que Picasso exécuta à la fin de l’été 1908, durant son séjour à la rue des Bois. Les versions de profil de la tête dans la partie inférieure, au centre et à droite de la feuille […] rappellent [la concavité] des masques Bambara d’un type probablement visible en France à cette époque ».
La modernité des formes épurées, dominée par la tension du plan incurvé de la face, contraste superbement avec la puissance de l’épaisse patine rituelle (chaux, cendre, terre, plumes) demeurée intacte – rare – témoignant à travers les nombreux rituels septuagénaires durant lesquels il s’est produit, de sa très grande ancienneté. cf. Colleyn (2002, n° 101) pour le masque de la collects ion Menil (inv. 73-05 MAA) très apparenté.
L’instabilité symbolique de la hyène - animal thaumaturge, à la fois craint et respecté – est signifiée par « le front de l’animal, l’arête vive du nez, la crête [touffe de poils prélevée par le chasseur, censée renfermer une force vengeresse mortelle], la force de la mâchoire, qui révèlent des qualités hors du commun, liées à une extraordinaire vitalité et à un grand savoir » (Colleyn, idem, p. 31).
A la force signifiée répond l’intelligence des formes – telle que les artistes réceptionnèrent au début du XXe siècle un art « nègre » qui marqua profondément la création moderne. William Rubin (1984, p. 290), dans son étude sur l’art africain comme source d’inspiration de Picasso, identifie les plans profondément concaves des masques Bamana comme vraisemblablement l’une d’elles : « une forme de concavité plutôt idiosyncratique se retrouve dans les Etudes d’une tête de femme que Picasso exécuta à la fin de l’été 1908, durant son séjour à la rue des Bois. Les versions de profil de la tête dans la partie inférieure, au centre et à droite de la feuille […] rappellent [la concavité] des masques Bambara d’un type probablement visible en France à cette époque ».
La modernité des formes épurées, dominée par la tension du plan incurvé de la face, contraste superbement avec la puissance de l’épaisse patine rituelle (chaux, cendre, terre, plumes) demeurée intacte – rare – témoignant à travers les nombreux rituels septuagénaires durant lesquels il s’est produit, de sa très grande ancienneté. cf. Colleyn (2002, n° 101) pour le masque de la collects ion Menil (inv. 73-05 MAA) très apparenté.