Lot 85
  • 85

Masque, Ijebu - Yoruba, Nigeria

Estimate
30,000 - 50,000 EUR
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Description

  • Ijebu - Yoruba
  • Masque
  • haut. 58 cm
  • 22 4/5 in

Literature

Publications:
Berjonneau, Rediscovered masterpieces of African art, 1987 : 166, n° 128
Kerchache, Paudrat & Stephan, L'art Africain, 1988 : 403, n° 472
Harter, "The Yoruba" in Tribal Arts, Hiver 1995 : 50, fig. 9

 

Condition

Good condition overall; wear consistent with age and use within the culture. The tips of both ears are eroded, as just visible in the catalogue illustration.Thick, layered, encrusted patina.
"In response to your inquiry, we are pleased to provide you with a general report of the condition of the property described above. Since we are not professional conservators or restorers, we urge you to consult with a restorer or conservator of your choice who will be better able to provide a detailed, professional report. Prospective buyers should inspect each lot to satisfy themselves as to condition and must understand that any stat.mes nt made by Replica Shoes 's is merely a subjective, qualified opinion. Prospective buyers should also refer to any Important Notices regarding this sale, which are printed in the Sale Catalogue.
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Catalogue Note

Dans une tension superbement maîtrisée, le ryt.mes des volumes déployés dans l'espace s'ordonne à la perfection. Les cornes recourbées l'une vers l'autre resserrent le champ sculptural sur l'élan de la mâchoire et des ailes déployées, résumant la représentation à la puissante dynamique des formes épurées. La force du mouvement est accentuée par l'épaisse patine sacrificielle, favorisant le pouvoir dont le masque était investi.

Les Ijebu ont adopté et adapté les masques des Ijo, qu'ils appellent indifféremment Agbo ou Ekine. « Les fêtes de masques Agbo/Ekine célèbrent des esprits aquatiques, particulièrement leur contribution au bien-être économique des communautés côtières » (Drewal in RMN, 1997 : 78). Ce masque – le plus célèbre des masques Ijebu – représente un esprit aquatique, tenant à la fois de l'antilope agira et de deux aigles pêcheurs igodo, dont le rôle est de communiquer aux humains les messages des esprits aquatiques (Harter in Tribal Arts, hiver 1995-96 : 50). cf. L'œil (mars 1975 : 37) et Eyo (2008 : 254) pour deux masques à l'iconographie comparable. Celui-ci s'impose comme le témoin le plus remarquable de cet art de la région du Delta du Niger, célébré par Denise Paulme (1956 : 76) comme « l'un des plus hardis et des plus achevés de toute la sculpture africaine ».