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Important masque , Kom, Région du Grassland, Cameroun
Description
- Kom
- Important masque
- bois,tissus,perles,cauris
- larg. 43 cm; haut. 40 cm
- 17 in; 15 3/4 in
Provenance
Catalogue Note
Bien au-delà de la seule dimension, la monumentalité de l'œuvre tient du talent avec lequel le sculpteur a conjugué puissance expressionniste et maîtrise des volumes. Les traits exagérés se juxtaposent en une succession de plans, où les profondes excavations répondent aux volumes projetés dans l'espace, jouant prodigieusement des effets de lumière. Superbe qualité du décor perlé - alternant perles tubulaires ou rondes et cauris, jusque dans le détail des pendentifs - dont les lignes dessinent, sur chaque tempe, un batracien. Epaisse patine noire.
De la chefferie de Kom, située au cœur de la province Nord-Ouest, proviennent les arts parmi les plus célèbres du Grassland camerounais, dont en particulier les trois emblématiques statues-trônes perlées, toujours conservées au sein du royaume (Perrois et Notué, 1997 : fig. 62 et 162). En janvier 1976, soit plusieurs générations après la naissance de ce masque, Hans-Joachim Koloss, assistait au palais de Laikom à l'intronisation du roi Jinabo II. Il en photographia l'une des étapes les plus importantes : le nouveau roi rendant hommage à ces statues, accompagné de deux masques kekum njang (Koloss in Homberger, 2008 : 69 - 110, fig. 48).
Ces masques, caractérisés par la puissance de leur rendu expressionniste et par l'inventivité de leur conception plastique, comptent à Kom parmi les plus importants emblèmes royaux. "Réalisés en bois et ornés de perles, ils sont confiés aux chefs des familles les plus haut gradées. Empaquetés dans un "sac royal", ils sont conservés dans leur enclos, et exclusivement destinés à la performance du kekum njang, exécutée pour cet évènement majeur" (idem : 81 et 82).
cf. Harter (1986 : 219-221) pour d'autres masques relevant de ce corpus restreint (dont celui collects é par Sauerland en 1907 et conservé au musée de Dahlem), et celui du Portland Art Museum, les deux non perlés, le second très classique, surmonté de quadrupèdes émergeant en ronde-bosse. Le masque présenté ici relève du type le plus rare : à la richesse et à la beauté du décor perlé répond la prédominance absolue de la forme - les animaux emblématiques se fondant dans les dessins du décor perlé.
An important Kom mask in the form of a monkey, Grasslands Province, Cameroon
Quite apart from its size, the offered mask conveys it sense of monumentality through the skill with which the sculptor has combined expressionistic power and mastery of volume. The exaggerated features are juxtaposed in a succession of planes, with deep recesses contrasting projecting volumes. The superb beaded decoration alternates round and tubular beads with cowrie shells, with a beaded frog-like motif upon either temple. Thick black patina.
The Chiefdom of Kom, at the heart of Cameroon's North-West Region, is home to some of the most famous art of the Grasslands. Amongst the most celebrated works are three emblematic beaded throne figures, which have always remained within the Kingdom (Perrois and Notué, 1997: figs. 62 & 162). In January 1976, several generations after the creation of this mask, Hans-Joachim Koloss, attending the enthronement of King Jinabo II at the Palace of Laikom, photographed one of the most important stages of the process: the new King paying homage to the throne figures, accompanied by two kekum njang masks, similar to the offered lot (Koloss in Homberger, 2008: 69-110, fig.48).
Kekum njang masks, which are characterised by their powerful and expressionistic appearance and the inventivness of their plastic design, count amongst the Kom's most important royal emblems. These masks, 'made of wood and decorated with beads, are entrusted to the heads of families with the highest rank. They are kept, packed in a "royal bag", in their compound and are destined exclusively for the performance during kekum njang' (ibid.81 & 82).
Cf. Harter (1986: 219-221) for other masks from this small corpus, including the example collects ed by Sauerland in 1907, now in the Ethnologisches Museum, Berlin, and another in the Portland Art Museum. Neither of the two other masks is beaded, and the second is the classic type, surmounted by sculpted quadrapeds. The offered mask is of the rarest type, the richness and beauty of its beaded decoration of emblematic animals complimenting its formal quality.