Lot 8
  • 8

De architectura libri decem ... in vulgare Côme, Gottardo da Ponte (15 juillet 1521)

Estimate
35,000 - 45,000 EUR
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Description

  • Vitruve
  • De architectura libri decem ... in vulgareCôme, Gottardo da Ponte (15 juillet 1521)
in-folio (400 x 271 mm) de 192 ff. sign. [–]8, A-Z8, vélin, tranches mouchetées (reliure du XVIIIe siècle).
 Première édition en langue vernaculaire, l’italien.
Exemplaire de qualité avec la faute "tuta", marque de premier tirage. D'un beau tirage, il a conservé toute sa fraicheur intérieure.

Le bois du feuillet de titre présente une petite craquelure. 2 petites taches au verso du feuillet T.IV. Petit manque de papier dans la marge supérieure du feuillet Y.III. Marge supérieure du feuillet Z8 renforcée. Petites traces de moisissure dans la marge supérieure des 30 derniers feuillets n'affectant que très faiblement la tenue du papier. Vélin légèrement taché.

Provenance

Ex-libris manuscrit Anbuÿ do Lamano 3 sept., [15]31 (?) ; Cousin, avat du R[oi] 1770.

Literature

British Architectural Library, Early printed Books, 1478-1840, IV, 3519 (Avec un bois de l’ouvrage reproduit en frontispice du T. IV) ; Fowler, 395 ; R. Mortimer, Italian XVIth Century Books, 544 ; R. Recht, Actes du colloque tenu à Tours du 1er au 11 juillet 1981, pp. 61-66.

Catalogue Note

Publiée par Cesare Caesario (1478 - 1543), peintre et architecte milanais, élève de Bramante, cette édition ne vit le jour que par le soutien financier de deux mécènes, Augustino Gallo et Aloysio Pirovano. Son impression fut confiée à Gottardo da Ponte, typographe d'origine milanaise.
Le texte de Vitruve, dans la traduction de B. Mauro de Bergamo et B. Jovio da Camasco, occupe en gros caractères le centre de la page, les commentaires de Cesarino, dans un corps de caractère plus petit, sont imprimés autour.
Les 117 gravures sur bois qui forment l'iconographie, marquent, selon Roland Recht, un moment essentiel dans l'histoire de l'architecture occidentale : une théorie architecturale, vieille de quinze siècles, reçoit les formes enfin visibles.
Il rompt avec la forme et la conception des illustrations de 1511 qui peuvent apparaître sommaires; ces 117 bois alternativement imprimés sur fond noir et blanc, sont regardés comme des modèles; ils sont d'après les dessins de Cesarino.