
Pomona | Pomone
Auction Closed
November 15, 06:03 PM GMT
Estimate
60,000 - 80,000 EUR
Lot Details
Description
Gilles-Lambert Godecharle
1750 - 1835
Belgian, 1819
Pomona
limestone from Avesnes-le-Sec
signed and dated Godecharle ft 1819;
with the heraldic shield of the Vanderlinden d’Hooghvorst family
H. 160cm.; 63in.
Pomona
Height 150 cm
Width 70 cm
Depth 56 cm
Please note that this sculpture will be included in the catalogue dedicated to the artist, in preparation by Prof. Alain Jacobs, Bruxelles.
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Gilles-Lambert Godecharle
1750 - 1835
Belgique, 1819
Pomone
pierre calcaire d’Avesnes
signée et datée Godecharle ft 1819:
ornée des armoiries de la famille Vanderlinden d’Hooghvorst
H. 160 cm ; 63 in.
Pomona
larg. 70 cm
prof. 56 cm
Veuillez noter que cette sculpture sera incluse dans le catalogue raisonné consacré à l’artiste, actuellement en préparation par Professeur Alain Jacobs à Bruxelles.
Commissioned in 1819 by Baron Joseph Vanderlinden d’Hooghvorst (1782-1846), for the fountain of l'Octogone in the park of Château de Limal, Wallony;
thence by descent.
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Commandée en 1819 par le Baron Joseph Vanderlinden d’Hooghvorst (1782-1846), pour la fontaine de l’Octogone du parc de son Château de Limal (Wallonie) ;
Restée dans la propriété jusqu’à nos jours.
M. Devigne, Laurent Delvaux et ses élèves, Bruxelles-Paris, 1928, p. 112.
As is indicated by the coat of arms decorating the vase at her feet, this statue of Pomona, an Allegory of Summer, was commissioned in 1819 by Baron Joseph Vanderlinden for the Château de Limal.
This château had been built in 1624 by the Portuguese Don Thomas Lopez de Ulloa, paymaster-general for the armies of the King of Spain in the Netherlands. It was surrounded by extensive parkland embellished with fishponds, fountains and grottoes. The residence remained in the family for several generations before passing into the hands of the Marquis de la Puenté, followed in 1807 by the rich Brussels merchant Léonard Van de Velde.
In 1817, Baron Joseph Vanderlinden and his wife moved into Limal and remained there until 1846. He had the gardens designed by Charles-Henri Petersen 1792-1859, and a new tower and a sway bridge were added. Godecharle had built his reputation with his public and private works in Brussels, as well as his sculptures for the Palace of Laeken and Wespelaar Castle. The sculptor and the baron had a close relationship, as is evident from the announcement of a competition run by the Société Royale pour l’encouragement des Beaux-Arts in 1827, in which both Godecharle and Baron Vanderlinden are mentioned as being members of the jury.
The Vanderlindens commissioned Godecharle to improve the park with a delightful fountain, to be placed in an Octagon, which would be the setting for our Pomona. The fountain was surrounded by lions spouting water and a pair of marble vases were positioned on either side of the main entrance, opening onto a courtyard.
In addition to her dazzling beauty, the nymph Pomona – a deity withdrawn from the world – is known for her skill in mastering nature. The basket of fruit she holds in her hand also personifies her as an Allegory of Summer. Repelling amorous advances as was her wont, Pomona rejected Vertumnus, the god of the seasons, who was madly in love with her. Cleverly disguised as an old woman, he finally succeeded in overcoming the nymph's reticence and gaining her trust. As soon as Pomona's heart was conquered by his advances, Vertumnus revealed his handsome face and won the nymph's love once and for all.
Pomona was one of Godecharle’s favourite subjects: in 1768-69, when he entered the atelier of Laurent Delvaux, his master was creating figures of Pomona and Flora for the parterres of the palace belonging to Charles-Alexandre de Lorraine in Brussels (now the Parc Royal). In 1786, Godecharle produced a Pomona himself when he was working for Albert of Saxony-Teschen (1738-1822), governor-general of the Austrian Netherlands. This figure was without doubt from a series of Four Seasons (Sotheby’s sale, Paris, 2019, lot 88; private collection).
Our graceful Pomona, her body in slight contrapposto, rests one foot on a vase on the ground. She wears a long double tunic secured by a belt beneath her bust and falling in deep folds. The flowing fabric of the drapery à l’antique, which the sculptor has coaxed from the stone with masterly skill, together with Pomona’s softened Neoclassicism – oscillating between a form of classical hieraticism and the graceful femininity of the nymph’s figure – are comparable to those of Charity (1795), one of Godecharle’s masterpieces in the Musées Royaux des Beaux-Arts, Brussels (inv. 611). The present statue can also be compared to Flora, circa 1798 (in the Kastel Domain de Spoelberch); the four life-size Muses (1789) in the Belvédère Château in Laeken; and a Diana, circa 1810, at the Royal Palace in Laeken.
Another version of Pomona, signed and dated 1819, the same year as the present example, and ‘a little smaller than life-size’ [‘un peu plus petite que grandeur nature …’], apparently belonged to Baron Dieudonné (cf. M. Devigne, op. cit., p. 112)
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Comme l’indiquent les armoiries ornant le vase à ses pieds, cette statue de Pomone, l’allégorie
de l’Eté, fut commandée en 1819 par le baron Joseph Vanderlinden pour le château de Limal.
Ce château fut construit par le portugais Don Thomas Lopez de Ulloa, payeur général des armées du Roi d’Espagne aux Pays-Bas, en 1624, entouré d’un grand parc agrémenté de viviers, de fontaines et de grottes. La demeure reste dans la famille pendant plusieurs générations avant de passer dans les mains du marquis de la Puenté, puis en 1807, au riche négociant bruxellois Léonard Van de Velde.
C’est en 1817 que le baron Joseph Vanderlinden et son épouse s’installent à Limal pour y demeurer jusqu’en 1846. Il fait dessiner les jardins par Charles-Henri Petersen 1792-1859, agrementés d’une nouvelle tour ainsi d’un pont tremblant. Godecharle a construit sa renommée par ses travaux publics et privés à Bruxelles, ainsi que ses sculptures pour le Palais de Laeken et le château de Wespelaar. Le sculpteur et le baron étaient très liés, comme en témoigne l’annonce du concours de la Société Royale pour l’encouragement des Beaux-Arts en 1827, où Godecharle et le baron Vanderlinden sont metionnés parmi les membres du jury.
Ainsi les Vanderlinden commandent à Godecharle d’agrémenter le parc d’une ravissante fontaine sous forme d'Octogone, destinée à abriter notre Pomone. La fontaine était entourée de lions cracheurs, une paire de vases en marbre était placée de part et d’autre du portail d’entrée principale, ouvrant sur une cour d’honneur.
Outre sa beauté éblouissante, la nymphe Pomone, divinité retirée du monde, est connue pour son habileté à maîtriser la nature. Le panier de fruits dans sa main la personnifie aussi comme l’Allégorie de l’Eté. Repoussant comme à son habitude les avances amoureuses, Pomone rejette Vertumne, le dieu des saisons, qui était follement amoureux d'elle. Habilement déguisé en vieille femme, il réussit finalement à vaincre les réticences de la nymphe et à gagner sa confiance. Dès que le cœur de Pomone fut conquis par ses avances, Vertumne révéla son beau visage et gagna l'amour de la nymphe une fois pour toutes.
Pomone fut l’un des sujets de prédilection de Godecharle : déjà en 1768-69, lorsqu’il entre dans l’atelier de Laurent Delvaux, son maître élabore des figures de Pomone et de Flore pour les parterres du palais de Charles-Alexandre de Lorraine à Bruxelles (le Parc Royal de Bruxelles). En 1786, Godecharle est lui-même l’auteur d’une Pomone lorsqu’il travaille pour Albert de Saxe-Teschen (1738-1822), gouverneur général des Pays-Bas autrichiens. Cette figure faisait certainement partie d’une série des Quatre Saisons (vente Replica Shoes ’s Paris, 2019, lot 88 ; collection privée).
Notre gracieuse Pomone, les traits du visage doux, le corps en léger déhanchement, s’appuie d’un pied sur un vase au sol. Elle est vêtue d’une longue double tunique resserrée par une ceinture sous la poitrine et retombant en plis profonds. Le tissu fluide de la draperie à l’antique, magistralement cajolé dans la pierre par le sculpteur et le néoclassicisme adouci de Pomone – oscillant entre une forme d'hiératisme classique et la féminité gracieuse de la figure de la nymphe – sont comparables à ceux de la Charité (1795), l’une des chefs d’œuvres de Godecharle aux musées Royaux des Beaux-Arts, Bruxelles (inv. 611). Notre statue peut également être rapprochée de Flore, vers 1798 (au Kastel Domain de Spoelberch), des Quatre muses grandeur nature (1789) au château de Belvédère à Laeken, ainsi que d’une Diane, vers 1810, au Palais Royal de Laeken.
Une autre version de Pomone, signée et datée en 1819, la même année que la nôtre, et ‘un peu plus petite que grandeur nature …’ , aurait appartenu au Baron Dieudonné (cf. M. Devigne, op. cit., p. 112)
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