
Auction Closed
June 26, 03:37 PM GMT
Estimate
15,000 - 25,000 EUR
Lot Details
Description
A large French silver-gilt inkstand, Talleyrand pattern, Odiot, Paris, 20th century
Empire style, opening with one drawer, the finial shaped as Apollo holding a lyre, the stand with two Victories holding a cornucopia and engraved with geometrical motifs including a containing flowers, lira, sun on matted ground, one detachable sphynge on each side, the front container engraved with arms, fully marked
Length. 19 1/4 in; weight. 423.10 oz
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Grande écritoire en vermeil, modèle Talleyrand par Odiot, Paris, XXe siècle
de style Empire, ouvrant à un tiroir, sommé d'une figure d'Apollon tenant une lyre, le plateau de deux Victoires tenant une corne d'abondance et de deux sphinges amovibles, reposant sur douze pieds-griffes, gravé d'une armoirie
Long. 49 cm ; Poids: 13 160 g
Jean-Marie Pinçon et Olivier Gaube du Gers, Odiot l'Orfèvre, 1990, p. 143 et 205 ;
Audrey Gay-Mazuel, Odiot, un Atelier d'Orfèvrerie, p. 178-179, cat. 186.
This inkstand is closely based on a model incorrectly known as the « Talleyrand inkstand ». This model was made after Charles-Maurice de Talleyrand became Minister of Foreign Affairs between 1814 and 1815, and was executed by Jean-Baptiste Claude Odiot, based on drawings by Prud'hon and Fauconnier. On 3 December 1819, the Minister of Foreign Affairs, Etienne Denis Pasquier, who held this post from 1819 to 1822, bought this inkstand for 11,493 Francs (see Audrey Gay-Mazuel, Odiot, un Atelier d'Orfèvrerie, p. 178-179, cat. 186 and Jean-Marie Pinçon et Olivier Gaube du Gers, Odiot l'Orfèvre, 1990, p. 143).
The inkstand was used during the Congress of Paris signature ending the Crimean War in 1856. It can be seen on the table in the painting Le congrès de Paris, 25 février au 30 mars 1856 by Edouard Dubufe in the Château de Versailles collections (inv. MV 1994). This silver-gilt inkstand is now kept at the Quai d'Orsay, French minister of Foreign Affairs (inv. IASN-91021-000).
This model of inkstand was a great success, and many copies were later made. The inkstand shown here, a copy of which is illustrated in Odiot l'Orfèvre, p. 205, is very similar to the « Talleyrand inkstand », the only difference being that it does not have two trépieds-athéniennes at its ends, unlike the « Talleyrand inkstand » that inspired it. A similar example, possibly the same one, sold by Replica Shoes 's, New York in The Collection of Craig Wright, 30 September 2011.
The Apollo figure and the two sphinxes as well as the frieze representing the nine muses, are similar to those on a lapis lazuli and ormolu inkstand by the bronzier Pierre-Philippe Thomire (inv. V 6075) on display at the Château de Versailles. In her book Odiot, un Atelier d'Orfèvrerie, Audrey Gay-Mazuel points out that the cornucopia ink and sand containers can be found on the Déjeuné en vermeil presented at the 1819 Exhibition of Industrial Products and on two silver-gilt inkstands bought around 1812 by Madame Mère as gifts for two of her sons, Jérôme, King of Westphalia, and Joseph, King of Spain.
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Cette écritoire est fortement inspirée d’un modèle d’écritoire appelé de façon erronée « encrier de Talleyrand ». Ce modèle postérieur au mandat de ministre des Affaires étrangères de Charles-Maurice de Talleyrand, qui occupa ce poste entre 1814 et 1815, a été exécuté par Jean-Baptiste Claude Odiot d'après les dessins de Prud'hon et Fauconnier. Le 3 décembre 1819, le ministre des Affaires étrangères Etienne Denis Pasquier, à ce poste de 1819 à 1822, a acheté cette écritoire pour 11 493 Francs (voir Audrey Gay-Mazuel, Odiot, un Atelier d'Orfèvrerie, p. 178-179, cat. 186 et Jean-Marie Pinçon et Olivier Gaube du Gers, Odiot l'Orfèvre, 1990, p. 143).
L’écritoire a notamment servi lors de la signature du Congrès de Paris mettant fin à la Guerre de Crimée en 1856. Il est visible sur la table figurant sur le tableau Le congrès de Paris, 25 février au 30 mars 1856 peint par Edouard Dubufe faisant partie des collections du château de Versailles (inv. MV 1994). Cette écritoire en vermeil est aujourd'hui conservée à l’hôtel du Quai d'Orsay (inv. IASN-91021-000).
Ce modèle d’écritoire connait un grand succès favorisant de nombreuses copies. Ainsi l’écritoire ici-présentée, dont un exemplaire est illustré dans Odiot l'Orfèvre, p. 205, est en tout point semblable à « l’encrier de Talleyrand » à la seule différence qu’il n’est pas orné de deux trépieds-athéniennes à ses extrémités, à la différence de l’écritoire dite « encrier de Talleyrand » qui l’a inspiré. Un exemplaire similaire, possiblement le même vendu dans la vente The Collection of Craig Wright par Sotbeby's, New York, le 30 septembre 2011.
La figure d’Apollon et les deux sphinges en ronde-bosse, ainsi que la frise représentant les neuf muses, sont semblables à celles ornant une écritoire en lapis lazuli et bronze doré du bronzier Pierre-Philippe Thomire (inv. V 6075) exposé au château de Versailles. Dans son ouvrage Odiot, un Atelier d'Orfèvrerie, Audrey Gay-Mazuel souligne que les récipients pour l’encre et le sable en cornes d’abondance se retrouvent sur le Déjeuné en vermeil présenté à l’Exposition des Produits de l’Industrie de 1819 et de deux écritoires en vermeil achetés vers 1812 par Madame Mère pour en faire cadeau à deux de ses fils, Jérôme roi de Westphalie et Joseph roi d’Espagne.
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