"As beautiful as the chance encounter of a sewing machine and an umbrella on a dissecting table."
In this magical work, beauty is born from the meeting of a lion and a butterfly. This composition is an obvious tribute to collage. This impression is reinforced by the different scales of the figures and by the firmness of their postures, as if cut out of an encyclopedia. This choice of iconography recalls Magritte's penchant for the art of collage, which he himself practiced and admired in the work of his peers, notably Max Ernst. Magritte diverts images and words from their apparent functions and meanings and signals to the viewer the instability of his own reality based on universal and reassuring preconceived concepts.
The annihilation of this false security forms the genesis of the series La place au soleil. The project is described by Magritte in a letter of 14 February 1952 to Mirabelle Dors and Maurice Rapin: "I have had a little idea : instead of writing a strange name under an object, I have thought of trying, for instance, to paint a plum on a pear or some other object: a locomotive, for instance, on a recumbent lion, etc.” (David Sylvester, Catalogue raisonné, volume IV: Gouaches, Temperas, Watercolours and Papiers Collés, 1918-1967, Antwerp, 1994 p. 180). In six weeks, Magritte produced five gouaches and one oil on this theme. While he opted for a lion on a butterfly for this fourth gouache in the series, he also depicted a woman on top of an armchair, a plum on top of a pear and an open door on top of a closed door.
His initial idea of publishing a book with Rapin did not concretize but Magritte remained pleased with overall the result: "’The place in the sun’ I think, definitely indicates that the plum is seen in a clearer light ‘on a pea " (ibid). The artist was thrilled with the way in which he had offered a fresh look at his subjects which revealed themselves fully when deprived of their familiar context.
“Beau comme la rencontre fortuite sur une table de dissection d’une machine à coudre et d’un parapluie.”
Cette fois, la beauté naît de la rencontre d’un lion et d’un papillon. Par cette composition, l’hommage au collage est évident. Cette impression est confortée par les différentes échelles des figures et par la rigidité de leurs postures, comme découpées depuis une encyclopédie. Ce choix rappelle le penchant de Magritte pour l’art du collage qu’il pratique lui-même et admire chez ses pairs, notamment chez Max Ernst. Par ce biais Magritte détourne les images et les mots de leur apparente réalité ; ambition de cette gouache. Il alerte ainsi le spectateur sur son incapacité à percevoir sa propre réalité, trouvant refuge derrière des concepts préconçus universels et rassurants.
L’annihilation de cette fausse sécurité forme la genèse de la série La place au soleil. Le projet est décrit ainsi par Magritte dans une lettre du 14 février 1952 à Mirabelle Dors et Maurice Rapin : “Une petite idée m’est venue : au lieu d’écrire un nom étranger en dessous d’un objet j’ai pensé à essayer de peindre par exemple une prune sur une poire ou un autre objet : une locomotive par exemple, sur un lion couché, etc.” (David Sylvester, Catalogue raisonné, volume IV : Gouaches, Temperas, Watercolours and Papiers Collés, 1918-1967, Anvers, 1994 p. 180). En six semaines, Magritte réalise cinq gouaches et une huile sur ce thème. S’il opte pour un lion sur un papillon pour cette quatrième gouache de la série, il représente aussi une femme par-dessus un fauteuil, une prune sur une poire ou encore une porte ouverte sur une porte fermée.
L’idée première d’éditer un livre avec Rapin n’aboutit pas mais Magritte reste satisfait du résultat : “’La Place au soleil” me semble bien dire que la prune est mieux éclairée ‘’sur une poire” (ibid). Par cette mise en lumière, Magritte offre donc un regard neuf sur son sujet qui se dévoile pleinement une fois privé de son contexte familier. Cette mise en danger se révèle être la clé d’accès du spectateur vers la réalité véritable, entrée littérale qui revêt la forme de la fenêtre ouverte en arrière-plan.