Executed in 1872, La belle Saison (or la Conversation) depicts a couple, the man in a suit wearing a boater, the woman in a light-colored dress, delicately holding a flower between her fingers. At once, Renoir's touch harmoniously integrates the two figures into their flowery environment. This visible touch, as well as the vivid palette, with its spots of light colours, testifies to the painter's interest in the plein air and the effects of the sun illuminating the scene through the vegetation; it gives the viewer the impression of discovering a scene taken on the spot. Just like one of Renoir's masterpieces, Le Bal du Moulin de la Galette (Paris, Musée d'Orsay, 1876), La belle Saison condenses the characteristics defining Impressionism.

The particularity of La belle Saison is that it combines themes inherited from the past with others from contemporary life. It evokes the scenes of leisure activities in the countryside, within easy reach of Paris, in connection with the growth of railways. At the same t.mes , this conversation, which one imagines to be romantic, is reminiscent of the 18th century French painting that Renoir knew well, in particular the amorous scenes by Antoine Watteau, François Boucher and Jean-Honoré Fragonard. On this matter, Renoir told the dealer René Gimpel: "I am an 18th century painter. I consider with modesty that my art is not only descending from a Watteau, a Fragonard and a Hubert Robert, but that I am also one of them" (René Gimpel, Journal d'un collects ionneur, Paris, 1963, p.34).

Portrait of Jeanne Lanvin.

After belonging to Ambroise Vollard, La belle Saison was part of Jeanne Lanvin’s collects ion. Like other great names in haute couture such as Paul Poiret and Jacques Doucet, Jeanne Lanvin assembled, from the 1920s onwards, a collects ion of works by the masters of Impressionism, Renoir, Degas and Sisley... She also liked the work of Bonnard and Vuillard, who painted her portrait and that of her daughter, two paintings now held at the Musée d'Orsay. Jeanne Lanvin's assertive artistic choices found a wonderful setting in her hôtel particulier located rue Barbet-de-Jouy in Paris, the former residence of the Marquise Arconati-Visconti, refurbished at Jeanne Lanvin's request by the designer Armand Rateau.

Upon her death in 1946, her collects ion passed to her only and beloved daughter, Marie-Blanche, Comtesse Jean de Polignac. She took over the direction of the fashion house until 1950 and perpetuated her art collects ion. A pianist and singer, she became Winnaretta Singer's niece by marriage and welcomed the greatest artists of her t.mes to her home. Salvador Dali recalled the receptions organized by Marie-Blanche de Polignac in La vie secrète de Salvador Dali, evoking the music played during springt.mes receptions, the glimmer of the candles and the presence of paintings by Renoir.


Jean-Antoine Watteau, Le voleur du nid de moineau, circa 1712, Edinburgh, National Gallery of Scotland. © AKG-IMAGES.

Exécuté en 1872, La belle Saison (ou la Conversation) campe un couple, l’homme en cost.mes coiffé d’un canotier, la femme vêtue d’une robe claire, tenant délicat.mes nt une fleur entre ses doigts. D’emblée, la touche de Renoir intègre harmonieusement les deux figures dans leur environnement fleuri. Cette touche visible ainsi que la palette vive employée, avec ses tâches de couleurs claires, témoignent de l’intérêt du peintre pour le plein-air et les effets du soleil éclairant la scène à travers la végétation ; il donne au spectateur l’impression de découvrir une scène saisie sur le vif. Au même titre qu’un des chefs-d’œuvre de Renoir, Le Bal du Moulin de la Galette (Paris, Musée d’Orsay, 1876), La belle Saison condense les caractéristiques fondatrices de l’Impressionnisme.

La particularité de La belle Saison est d’être à la croisée de thèmes hérités du passé et d’autres issus de la vie contemporaine. Elle évoque les scènes de loisirs à la campagne qui se développent à quelques encablures de Paris en lien avec l’essor des chemins de fer. Dans le même temps, cette conversation, que l’on imagine amoureuse, n’est pas sans évoquer la peinture française du XVIIIe siècle que Renoir connait bien, en particulier les scènes galantes d’Antoine Watteau, François Boucher et Jean-Honoré Fragonard. A ce sujet, Renoir confie au marchand René Gimpel : « Je suis un peintre du XVIIIe. Je considère avec modestie que mon art descend non seulement d’un Watteau, d’un Fragonard et d’un Hubert Robert, mais encore que je suis un des leurs » (René Gimpel, Journal d’un collects ionneur, Paris, 1963, p.34).

Après avoir appartenu à Ambroise Vollard, La belle Saison rejoignit la collects ion de Jeanne Lanvin. A l’instar d’autres grands noms de la haute couture comme Paul Poiret et Jacques Doucet, Jeanne Lanvin constitua à partir des années 1920 une collects ion d’œuvres signées des maîtres de l’Impressionnisme, Renoir, Degas et Sisley... Son goût la porta en outre vers le travail de Bonnard et Vuillard, l’auteur de son portrait et de celui de sa fille, aujourd’hui conservés au musée d’Orsay. Les choix affirmés de Jeanne Lanvin en matière artistique trouvèrent un merveilleux écrin dans son hôtel particulier de la rue Barbet-de-Jouy à Paris, ancienne demeure de la marquise Arconati-Visconti, réaménagé à la demande de Jeanne Lanvin par le décorateur Armand Rateau.

A son décès en 1946, sa collects ion revint à sa fille unique et adorée, Marie-Blanche, Comtesse Jean de Polignac. Cette dernière reprit la direction de la maison de couture jusqu’en 1950 et perpétua sa collects ion. Pianiste et chanteuse, celle qui devint la nièce de Winnaretta Singer par alliance accueillait dans sa demeure les plus grands artistes de son temps. Salvador Dali se fit l’écho des réceptions organisées par Marie-Blanche de Polignac dans La vie secrète de Salvador Dali, évoquant la musique jouée lors de soirées printanières, l’éclat des bougies, mais aussi la présence des tableaux de Renoir.