Henri Matisse’s drawings from the 1920s, such as Odalisque sur fond ornemental, are of a rare poetry and sweet sensuality. Fascinated by the reclining female nude motif, the artist willingly tried his hand at using ink, whose lines allowed for the “purest and most direct translation” of his emotion, as “the simplification of the medium made it possible” (quoted in Jack Flem, ed., Matisse on Art, Berkeley, 1995, p. 130). The interaction between white space and the spontaneity of line is of great concern to Matisse. In Odalisque sur fond ornemental, the balance of bold contours of the female body with exotic decorative elements thus creates a beautiful illusion of volumes that fill the space. The models are never mere extras in an interior, but the main theme of his practice: the odalisque inhabits the composition, comfortably installed, sketched in a subtle graceful pose.
The French term odalisque, from the Turkish odaliq "maidservant," came to refer specifically to a concubine in a harem. Odalisques were very popular subjects in European Orientalist art of the 19th century. Typically, the scantily and exotically dressed odalisque poses as if on display for the viewer. Nineteenth-century painters such as Delacroix and Ingres celebrated her in all techniques and formats. As modern painter, Matisse immediately took a very personal approach to this theme, surrounding the figure with rich textiles and personal effects from his studio.
The composition of the present drawing is clearly related to Odalisque en pantalon gris in the Metropolitan Museum of Art in New York painted in 1927. Indeed Matisse hardly changed the composition between the present drawing and the New York picture, both dominated by the foreground still life with an crescent-dominated container, a pot and a plate of fruit next to a towel. In the background sits the model, half-naked, reclining in the picture, elegantly seated in the drawing, the striped cushion pushed to the right. The drawing, and the picture, where executed in Matisse’s apartment in Nice, 1, place Charles Félix and the model was Henriette Darricarrière, who had posed for the painter for seven years and was with Laurette probably his favorite model. The rather ornate wall hanging behind the odalisque is in the picture interrupted by a carpet-like hanging. The present work demonstrates the artist’s persistent exploration of composition and how the drawing and painting interrelate while remaining two independent finished works-of-art . The objects and fabrics participate in the creation of an illusionist space between myth and reality which Matisse attempted to re-created in his orientalist pictures
“In painting his invented harem scenes -nothing is less authentic than the motley mix of fabrics, cost.mes s, furnitures, and bric-a-brac- Matisse sought to personalize and modernize the hackneyed Orientalist subjects that had come into vogue in the Romantic era. Delacroix’s sumptuous Women of Algiers was of central importance to this endeavor, and in the set of odalisque paintings in Nice, one can hear many echoes of it…”
With Odalisque sur fond ornemental, Matisse renewed Orientalist themes in 1920s Nice, transforming the exotic odalisque into an icon of eroticism in modern art. His nude and extravagantly dressed models reflect his interest in fabrics and embroidery as much as his desire to create evocative images of the Orient. In Odalisque sur fond ornemental, Matisse brilliantly recreates the intoxicating atmosphere of the harem that he recreated in his studio. These paintings seem fantasies, daydreams, but to deny such accusations, the artist defends himself: “I make odalisque to paint nudes. But how to paint nudes without them being artificial? Because I know that odalisques exist, I was in Morocco. I’ve seen them.” (Jack Cowart, Henri Matisse, The Early Years in Nice 1916-1930 (catalogue de l'exposition), The National Gallery of Art, Washington, D.C., 1986-87, p. 37).
Les dessins d'Henri Matisse des années 1920, comme Odalisque sur fond ornemental, sont d'une poésie rare et d'une douce sensualité. Fasciné par le motif du nu féminin allongé, l'artiste s'est volontiers essayé à l'encre, dont les lignes permettaient "la traduction la plus pure et la plus directe" de son émotion, car "la simplification du médium le rendait possible" (cité dans Jack Flem, ed., Matisse on Art, Berkeley, 1995, p. 130). L'interaction entre l'espace blanc et la spontanéité de la ligne préoccupe beaucoup Matisse. Dans Odalisque sur fond ornemental, l'équilibre entre les contours audacieux du corps féminin et les éléments décoratifs exotiques crée ainsi une belle illusion de volumes qui remplissent l'espace. Les modèles ne sont jamais de simples figurants dans un intérieur, mais le thème principal de sa pratique : l'odalisque habite la composition, confortablement installée, esquissée dans une pose subtilement gracieuse.
Le terme français odalisque, du turc odaliq "servante", a désigné spécifiquement une concubine dans un harem. Les odalisques étaient des sujets très populaires dans l'art orientaliste européen du XIXe siècle. En règle générale, l'odalisque élégante et vêtue de manière exotique pose exposée au regard du spectateur. Les peintres du XIXe siècle tels que Delacroix et Ingres l'ont célébrée dans toutes les techniques et tous les formats. En tant que peintre moderne, Matisse a immédiat.mes nt adopté une approche très personnelle de ce thème, en entourant la figure de riches textiles et d'effets personnels provenant de son atelier.
La composition du présent dessin est clairement liée à celle de l'Odalisque en pantalon gris du Metropolitan Museum of Art de New York, peinte en 1927. En effet, Matisse n'a guère modifié la composition entre le présent dessin et le tableau new-yorkais, tous deux dominés par une nature morte au premier plan avec un récipient en forme de croissant, un pot et une assiette de fruits à côté d'une serviette. À l'arrière-plan se trouve le modèle, à moitié nu, allongé dans le tableau, élégamment assis dans le dessin, le coussin rayé poussé vers la droite. Le dessin et le tableau ont été exécutés dans l'appart.mes nt de Matisse à Nice, 1, place Charles Félix, et le modèle était Henriette Darricarrière, qui avait posé pour le peintre pendant sept ans et était, avec Laurette, probablement son modèle préféré. La tenture murale plutôt ornée derrière l'odalisque est interrompue dans le tableau par une tenture en forme de tapis. L'œuvre présente démontre la persistance de l'artiste à explorer la composition et la façon dont le dessin et la peinture s'imbriquent tout en restant deux œuvres d'art indépendantes et achevées. Les objets et les tissus participent à la création d'un espace illusionniste entre le mythe et la réalité que Matisse a tenté de recréer dans ses tableaux orientalistes.
"En peignant ses scènes de harem inventées - rien n'est moins authentique que le mélange hétéroclite d'étoffes, de cost.mes s, de meubles et de bric-à-brac - Matisse a cherché à personnaliser et à moderniser les sujets orientalistes éculés qui avaient été mis à la mode à l'époque romantique. Les somptueuses Femmes d'Alger de Delacroix étaient d'une importance capitale dans cette entreprise, et dans l'ensemble des peintures d'odalisques de Nice, on peut en voir de nombreux échos..."
Avec Odalisque sur fond ornemental, Matisse renouvelle les thèmes orientalistes dans le Nice des années 1920, transformant l'odalisque exotique en icône de l'érotisme dans l'art moderne. Ses modèles nus et habillés de manière extravagante reflètent son intérêt pour les tissus et les broderies, ainsi que son désir de créer des images évocatrices de l'Orient. Dans Odalisque sur fond ornemental, Matisse recrée brillamment l'atmosphère enivrante du harem qu'il reconstituait dans son atelier. Ces tableaux semblent être des fantasmes, des rêves éveillés, mais pour démentir ces accusations, l'artiste se défend : "Je fais des odalisques pour peindre des nus. Mais comment peindre des nus sans qu'ils soient artificiels ? Parce que je sais que les odalisques existent, j'étais au Maroc, j'en ai vu.". (Jack Cowart, Henri Matisse, The Early Years in Nice 1916-1930 (catalogue de l’exposition), The National Gallery of Art, Washington, D.C., 1986-87, p. 37).