Financed by his art dealer Paul Cassirer, Oscar Kokoschka began two years of intense travel in 1924. He visited most of Europe including Italy, France, Spain, Holland, England and Portugal. Kokoschka's technique gradually evolved during these trips. His line speeds up to catch his models on the motif. The variations of scenery and light which he experienced changed his palette and led to the application of new painting techniques, notably a different more liquid mixture of oil and turpentine. The result was a new materiality, supple and fluid, and a more vigorous brush stroke. Thanks to this new technique and style, the artist applied large areas of color, where warm tones, reds and yellows, mingle with the sparkling coldness of greens and blues. It is with this sort of explosion of colors that he models the present Lisbon street scene with an assured intensity.
The intensity in his style was matched only by his intense productivity. As Hans M. Wingler notes: "His [Kokoschka's] productivity in the years 1925 and 1926 rose to a fantastically high peak; in those two years he painted more than forty pictures. His new visual experiences, the flood of impressions pouring in upon him, electrified him.” (Oskar Kokoschka, The Work of the Painter, Salzburg, 1958, p. 56). During this powerful period, Kokoschka tried to make a name for himself in Paris and London, where he settled for a t.mes . In 1931, the Parisian Galerie Georges Petit presented his first solo exhibition in which it featured Lissabon, Strassenszene. The critical reception of this event was enthusiastic and spoke of Kokoschka’s work as a “revelation”.
The importance of this work was subsequently confirmed through its inclusion in multiple exhibitions, from the Künstlerhaus in Vienna to the Picasso Museum in Barcelona and the Tate Gallery in London. Also, today Kokoschka is being consecrated with his first Parisian retrospective at the Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris. An exhibition that will run until February 2023.
Financé par son marchand Paul Cassirer, Oscar Kokoschka ent.mes deux années intenses de voyages à travers l’Europe en 1924. Il visite l'Italie, la France, l'Espagne, la Hollande, l’Angleterre ou encore le Portugal. La technique de Kokoschka évolue progressivement au cours de ces périples. Son trait s’accélère pour pouvoir croquer ses modèles sur le vif. Les changements de décor et de lumière s'accompagnent de modifications marquées de la palette et de l'application d’une nouvelle peinture, mélange d’huile à de la térébenthine. En résulte une matérialité nouvelle, souple et fluide, et un rendu plus vigoureux. Grâce à cette nouvelle peinture, l’artiste appose de larges zones de couleurs, où se mêlent des tons chauds, rouges et jaunes, à la froideur étincelante des verts et bleus. Cette explosion de couleurs modèle ainsi cette scène de rue lisboète dans une intensité certaine.
Intensité productive également, comme le relève Hans M. Wingler : “Sa productivité [de Kokoschka] dans les années 1925 et 1926 atteint un sommet fantastique ; au cours de ces deux années, il peint plus de quarante tableaux. Ses nouvelles expériences visuelles, le flot d'impressions qui se déverse sur lui, l'électrifient” (Oskar Kokoschka, The Work of the Painter, Salzburg, 1958, p. 56). Durant cette période faste, Kokoschka tente alors de se faire connaître à Paris et à Londres où il s’installe quelque temps. Ainsi, en 1931, la galerie parisienne Georges Petit présente sa première exposition personnelle où elle présente Lissabon, Strassenszene. L’accueil de la critique face à cet événement est enthousiaste et parle d’une révélation.
L’importance de cette œuvre s’est par la suite confirmée grâce à sa participation à de multiples expositions, du Künstlerhaus de Vienne au Musée Picasso de Barcelone en passant par la Tate Gallery de Londres. Plus encore, la figure de Kokoschka se voit à présent consacrée par sa première rétrospective parisienne, au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, exposition visible jusqu’en février 2023.