These pieces are part of a toilet set given by Tsar Nicolas I to Nikolaï Mouraviev (1809-1881), Никола́й Никола́евич Муравьёв-Аму́рский, Count Amourski, probably circa 1850. General Mouraviev is famous for havong been in charge of Aigun treaty between China and Russia in 1858 which fixed the frontier between the two countries on the Amour river. Mouraviev then received the title of Count Amourski, meaning Count of Amour river. When he was governor of Irkoutsk and Ienisseïsk provinces, he was one of the first governors to advise the tsar to abolish serfdom. The peninsula where Vladivostok has been built is named after him Moraviov-Amorski. He spent the last 15 years of his life in Paris and was buried at the Montmartre cemetary in 1881.
This toilet also comprises a large mirror à la Vénus and two toilet caskets which are since the 1960's part of the Napoleon museum in Havana, Cuba. This toilet set is mentioned in Prud'hon catalogue by Jean Guiffrey where he notes the Mouraviev provenance but nevertheless states that there is no attribute to the tsar Alexander I who would have ordered it for his mistress Princess Gagarine.
According to Audrey Gay-Mazuel, Un atelier d'orfèvrerie sous le Premier Empire et la Restauration, 2017, p. 168, this set realized between 1815 and 1819 is most probably the one ordered in 1818 by Russian general Vassily Ivanovich Brozin (1762-1823): it comprised a « miroir Vénus & g[iran]doles à 3 b[ran]ches », avec deux « coffres à bijoux riches enfant », un pot à eau « femme ailée » et sa jatte ronde, six boîtes à peignes, à pâtes, à opiat, une coupe et sa soucoupe pour la bouche ». These pieces do correspond to those sold in Galerie Charpentier in Paris on 26 March 1958, Laurin auction house (see catalogue here joined).
In this catalogue Tableaux et dessins anciens et modernes, très importante orfèvrerie en vermeil d’époque Empire, argenteries historiques, meubles et objets d’art du XVIIIe siècle, très important mobilier d’époque Empire, the sale organized at the Galerie Charpentier on March 26th 1958, it is stated : « Ces objets sont contenus dans un coffre en acajou, à l’intérieur duquel se trouve une étiquette manuscrite portant la mention suivante : / Garniture de toilette vermeil, de la maison Odiot, donnée par Napoléon Ier. Plus tard offerte par l’Empereur Nicolas Ier à mon aïeul le général de Mouravieff. / Signature : Comte Mouravieff (these pieces are kept in a mahogany safe with a hand written label inside where is noted Silver-gilt toilet set from maison Odiot, given by Napoléon I. Later given by Emperor Nicolas Ist to my ancestor general de Mouraviev. Signed Count Mouraviev).» The pieces mentioned are either those presents in our sale lots 138, 140 et 141), or those exhibited now in Cuba (lots 139, 142, 143).
The mirror, the two caskets and the two boxes have been bought during the 1958 sale by Julio Lobo y Olavarria, a Cuban businessman. He had acquired the largest collects ion in the world related to Napoléon outside of France. His collects ion, the pieces bought in 1958, « La Dolce Dimora », the house which belonged to Italo-Cuban politician Orestes Ferrara pthe creation of musée Napoléon in Havanah in 1961, following the nationalisations linked to the Cuban revolution.
Ces pièces font partie de la toilette offerte par le Tsar Nicolas I à Nikolaï Mouraviev (1809-1881), Никола́й Никола́евич Муравьёв-Аму́рский, comte Amourski, probablement vers 1850. Le général Mouraviev est célèbre pour avoir négocié le traité d'Aigun entre la Chine et la Russie en 1858 qui fait du fleuve Amour la frontière entre les deux pays. Il reçut alors le titre de comte Amourski, du fleuve Amour. Gouverneur des provinces d'Irkoutsk et Ienisseïsk, il fut aussi un des premiers gouverneurs à avoir suggéré au tsar d'abolir le servage. La péninsule sur laquelle a été bâtie la ville de Vladivostok porte en son honneur le nom de péninsule Mouraviov-Amourski. Il passa les quinze dernière années de sa vie à Paris et fut enterré au cimetière de Montmartre en 1881.
Cette toilette compte aussi un grand miroir à la Vénus et deux coffrets de toilette, ces dernières pièces faisant depuis 1960 partie de la collects ion du musée Napoléon à la Havane. Cet ensemble est.mes ntionné dans le catalogue de l'oeuvre de Prud'hon par Jean Guiffrey où il cite la provenance Mouraviev en précisant toutefois "qu'aucun attribut ne fait allusion au tsar" Alexandre I qui l'aurait commandé pour sa maîtresse la princesse Gagarine.
Selon Audrey Gay-Mazuel, Un atelier d'orfèvrerie sous le Premier Empire et la Restauration, 2017, p. 168, cet ensemble réalisé entre 1815 et 1819 est très vraisemblablement celui commandé en 1818 par le général russe Vassily Ivanovich Brozin (1762-1823): il comprend un « miroir Vénus & g[iran]doles à 3 b[ran]ches », avec deux « coffres à bijoux riches enfant », un pot à eau « femme ailée » et sa jatte ronde, six boîtes à peignes, à pâtes, à opiat, une coupe et sa soucoupe pour la bouche ». Ces objets correspondraient à ceux vendus le 26 mars 1958 à la Galerie Charpentier à Paris, sous le marteau de René-Georges Laurin (voir extrait du catalogue ci-joint).
Dans ce catalogue Tableaux et dessins anciens et modernes, très importante orfèvrerie en vermeil d’époque Empire, argenteries historiques, meubles et objets d’art du XVIIIe siècle, très important mobilier d’époque Empire organisée à la Galerie Charpentier le 26 mars 1958, il est écrit : « Ces objets sont contenus dans un coffre en acajou, à l’intérieur duquel se trouve une étiquette manuscrite portant la mention suivante : / Garniture de toilette vermeil, de la maison Odiot, donnée par Napoléon Ier. Plus tard offerte par l’Empereur Nicolas Ier à mon aïeul le général de Mouravieff. / Signature : Comte Mouravieff » Les objets en question, lots n°137 à 143, sont soit ceux présents dans cette vente (partie du lot 138, lots 140 et 141), soit ceux exposés au musée de la Havane à Cuba (lots 139, 142, 143).
Le miroir, les deux coffrets et deux boîtes furent en effet achetés par Julio Lobo y Olavarria, homme d’affaires cubain. Il a acquis la plus grande collects
ion d’objets et de souvenirs liés à Napoléon se trouvant hors de France. Sa collects
ion, les objets achetés en 1958, ainsi que « La Dolce Dimora », maison du politicien italo-cubain Orestes Ferrara ont permis la création du musée Napoléon de La Havane en 1961, à la suite des nationalisations liées à la révolution cubaine.