Berthe Morisot is known for her portraiture depicting young women with delicate features and flowing garments. The hurried quality of the brushstrokes of Jeune fille au chapeau, executed in 1891, speaks to Morisot’s mastery of the Impressionist aesthetic. Unlike many of her contemporaries, Morisot was less pressured by art dealers and critics to produce highly finished paintings. She used her freedom to pursue composition on her own terms. The familiar elements of Morisot’s oeuvre are visible in the present painting: a seated young girl with a glowing, pink haze of light filtering in through the window behind her. The painting is an impressive example of Morisot’s command of thoughtfully depicting both the figure and compositional space.

Berthe Morisot was a founding member of the Impressionist group and one of its most important participants, contributing to all but one of the Impressionist exhibitions between 1874 and 1886. Working alongside Edgar Degas, Édouard Manet, Claude Monet and Pierre-Auguste Renoir, the casual elegance of Morisot’s compositional style and her confident, sophisticated application of paint not only helped define the aesthetic of the movement, but also set her apart as one of its foremost protagonists. One of few female Impressionists alongside Mary Cassatt and Eva Gonzalès, Morisot brought a valuable, idiosyncratic perspective to art at the turn of the century. Denied the same privileges as her male counterparts, her paintings provide insight into aspects of French society and provided a platform for "feminine" subjects and concerns that remained unexplored by her male colleagues. As an integral member of the Parisian avant-garde, she explored themes of modernity, class, and gender through the prisms of contemporary bourgeois and family life, as well as the liminal spaces of the female sphere.

“The truth is that if there is a single Impressionist in the group...it is Berthe Morisot... Her painting...has all the freshness of improvisation. Here is where we really find the impression perceived by a sincere eye, faithfully rendered by a hand that does not lie”
(quoted in Nicole R. Myers, “Extreme Novelty or Things of the Past: Morisot and the Modern Woman," in Berthe Morisot: Woman Impressionist, New York, 2018, p. 89).

From an early age, Morisot was set upon an artistic path. In 1857, her mother organised drawing lessons for Berthe and her sister Edma, and held salons frequented by artists such as Pierre Puvis de Chavannes, Edgar Degas, Henri Fantin-Latour, Edouard Manet, and James Tissot. Nevertheless, Morisot’s pursuit of an artistic career was hindered by her gender. An early tutor wrote that, with further instruction, Morisot’s innate talent would propel her beyond the “drawing room accomplishments'' deemed acceptable for a bourgeois woman, warning her parents that “in the upper-class milieu to which you belong, this will be revolutionary, I might say almost catastrophic” (quoted in D. Rouart, The Correspondence of Berthe Morisot, New York, 1957, p. 14). In this light, it is a test.mes nt to Morisot’s talent that in 1864, at the age of only 23, two of her paintings were accepted into the Salon, and by the mid-1870s she was a leading Impressionist.

As a result of her gender, the models for her paintings were mostly women and children, many of whom were members of her own family, and they posed for her with a level of ease and familiarity that was rarely seen in 19th century portraiture. The story surrounding the choice of model for Young girl with a hat is however one of rare serendipity and female forged relationships. R. Lacroix, the second owner of the work, and the son of the sitter, Henriette Lacroix (born Patte), recounts in a letter from 1970 that his mother had encountered Berthe Morisot at her aunt’s shop in 1871, as the artist was working on her most celebrated painting, The Cherry Pickers. Looking for a model for her work in preparation, Morisot had asked Henriette Patte to pose so that she may render the movement of the arms of the young girl holding the basket of cherries faithfully. Morisot had offered to compensate her young model for her work, but the latter had firmly refused and so, the artist volunteered to paint her portrait. The work, titled Young girl with a hat, would represent Henriette wearing a hat of her aunt’s design.


Berthe Morisot est connue pour ses portraits de jeunes femmes aux traits délicats et aux vêt.mes nts fluides. La qualité des coups de pinceau de Jeune fille au chapeau, exécuté en 1891, témoigne de la maîtrise de l'esthétique impressionniste par Morisot. Contrairement à nombre de ses contemporains, Morisot n'était pas soumise à la pression des marchands d'art et des critiques qui l'obligeaient à produire des tableaux très aboutis. Elle a utilisé sa liberté pour poursuivre la composition selon ses propres termes. Les éléments familiers de l'œuvre de Morisot sont visibles dans le présent tableau : une jeune fille assise avec une brume lumineuse rose filtrant à travers la fenêtre derrière elle. Le tableau est un exemple impressionnant de la maîtrise de Morisot dans la représentation réfléchie de la figure et de l'espace de composition.

Berthe Morisot a été l'un des membres fondateurs du groupe impressionniste et l'une de ses participantes les plus importantes, contribuant à toutes les expositions impressionnistes entre 1874 et 1886, à l'exception d'une seule. Travaillant aux côtés d'Edgar Degas, Édouard Manet, Claude Monet et Pierre-Auguste Renoir, l'élégance décontractée du style de composition de Morisot et son application confiante et sophistiquée de la peinture ont non seulement contribué à définir l'esthétique du mouvement, mais l'ont également distinguée comme l'une de ses principales protagonistes. L'une des rares femmes impressionnistes aux côtés de Mary Cassatt et d'Eva Gonzalès, Morisot a apporté à l'art du début du siècle une perspective précieuse et originale. Privées des mêmes privilèges que leurs homologues masculins, ses peintures donnent un aperçu de certains aspects de la société française et offrent une tribune aux sujets et aux préoccupations "féminines" qui restaient inexplorés par ses collègues masculins. Membre à part entière de l'avant-garde parisienne, elle a exploré les thèmes de la modernité, de la classe et du genre à travers les prismes de la vie bourgeoise et familiale contemporaine, ainsi que les espaces liminaux de la sphère féminine.

"S'il n'y a dans tout le groupe révolutionnaire qu'un impressionniste... c'est Mlle Berthe Morisot... Sa peinture... a toute la franchise de l'improvisation: c'est vraiment là l'impression éprouvée par un œil sincère et loyalement rendue par une main qui ne triche pas. "
(cité dans Nicole R. Myers, "Extreme Novelty or Things of the Past : Morisot and the Modern Woman", dans Berthe Morisot : Woman Impressionist, New York, 2018, p. 89).

Dès son plus jeune âge, Morisot s'engage dans une voie artistique. En 1857, sa mère organise des cours de dessin pour Berthe et sa sœur Edma, et tient des salons fréquentés par des artistes tels que Pierre Puvis de Chavannes, Edgar Degas, Henri Fantin-Latour, Edouard Manet et James Tissot. Néanmoins, la poursuite d'une carrière artistique par Morisot est entravée par son sexe. Un tuteur de la première heure écrivit qu'avec plus d'instruction, le talent inné de Morisot la propulserait au-delà des "réalisations de salon" jugées acceptables pour une bourgeoise, avertissant ses parents que "dans le milieu huppé auquel vous appartenez, ce sera révolutionnaire, je dirais même presque catastrophique" (cité dans D. Rouart, The Correspondence of Berthe Morisot, New York, 1957, p. 14). Dans cette optique, le fait qu'en 1864, à l'âge de 23 ans seulement, deux de ses tableaux aient été acceptés au Salon et qu'au milieu des années 1870, elle ait été l'une des principales impressionnistes, témoigne du talent de Morisot.

En raison de son sexe, les modèles de ses tableaux étaient principalement des femmes et des enfants, dont beaucoup étaient des membres de sa propre famille, et ils posaient pour elle avec une aisance et une familiarité rarement vues dans l'art du portrait au XIXe siècle. L'histoire du choix du modèle de la Jeune fille au chapeau est toutefois marquée par une sérendipité rare et des relations forgées par les femmes. R. Lacroix, le second propriétaire de l'œuvre et le fils de la modèle, Henriette Lacroix (née Patte), raconte dans une lettre de 1970 que sa mère avait rencontré Berthe Morisot dans la boutique de sa tante en 1871, alors que l'artiste travaillait à son tableau le plus célèbre, Les cueilleuses de cerises. À la recherche d'un modèle pour son œuvre en préparation, Morisot avait demandé à Henriette Patte de poser afin qu'elle puisse rendre fidèlement le mouvement des bras de la jeune fille tenant le panier de cerises. Morisot avait proposé à son jeune modèle de le dédommager pour son travail, mais celle-ci avait fermement refusé et l'artiste s'était alors proposé de faire son portrait. L'œuvre, intitulée Jeune fille au chapeau, représentera Henriette portant un chapeau dessiné par sa tante.