Painted in 1962 Tree XXIX in Pink is a representative work from František Muzika’s late period. It was exhibited at the XXXII Venice Biennale in 1964, and is recorded as number 3635 / 821 / 0 340 in the Muzika archives held at the National Gallery, Prague. The artist’s inventory number, 821, is visible on the verso, in the upper right corner.

From the late 1940s until his death in 1974, Muzika focused his attention on depicting a distinctive and personal organic universe of natural microstructures. Like his depictions of cliffs and rocks from this period, the intricate and elaborate surface of the balloon shaped tree in the present work appears to be covered in organic tissue. A surface which simultaneously reveals and conceals the secrets of life, consisting of an infinite microcosm of cells, nerves, fibres, arteries and vessels. The short trunk connects the large canopy with the soil from which the tree grows. Muzika’s trees are mysterious and sensitive objects, living beings growing right out of the ground, with a naked soul interspersed with a subtle network of coloured veins, vessels, nerve fibres and knots, evidence of their complicated internal happenings (František Šmejkal, František Muzika, Prague 1966, p. 151). According to Prof. Karel Srp, Muzika’s later works can be considered meditations on the meaning of the world, and the fleeting duration of life.

A Czech painter whose œuvre evolved from Fauvism, Lyrical Cubism and Magic Realism to Surrealism, Muzika had strong links to France, having studied at both the Academy of Arts in Prague and at the Ecole des Beaux-Arts in Paris. His Surrealist works often resemble lyrical metamorphoses filled with enigmatic references, as he sought to depict the imaginative, dreamlike landscapes that existed in his mind. Muzika developed a set of archetypal, characteristic concepts, to which he returned throughout his career, whilst they underwent countless transformations: ruins, female torsos, draperies, seashells, larvae and anthropomorphised trees, rocks and cliffs. The present work shows Muzikas’ fascination with the natural world, microcosms and macrocosms. Scientific advances had rendered visible structures that had previously been invisible to the human eye. Muzika was fascinated by these microstructures. His series of tree paintings sought to depict these areas of reality that had hitherto been unknown to man, and to humanise them at the same t.mes .


Peinte en 1962, Tree XXIX in Pink est une œuvre emblématique de la dernière période de František Muzika. Elle fut exposée lors de la XXXIIe Biennale de Venise en 1964 et est enregistrée sous le numéro 3635/821/0340 des archives Muzika conservées à la Galerie Nationale de Prague. Le numéro d’inventaire de l’artiste, 821, est visible au verso, dans le coin supérieur droit.

Depuis la fin des années 1940, jusqu’à sa mort en 1974, Muzika concentrait son attention sur la représentation d’un univers organique distinctif et personnel, inspiré par les microstructures naturelles. A l’instar de ses représentations de falaises et de rochers de cette période, la surface complexe et raffinée de l’arbre en forme de ballon dans l’œuvre actuelle semble être recouverte de tissus organiques. Cette surface, qui à la fois révèle et dissimule les secrets de la vie, est constituée d’un microcosme infini de cellules, nerfs, fibres, artères et vaisseaux. Le tronc court relie le large feuillage à la terre dont l’arbre puise sa force. Les arbres de Muzika sont des objets mystérieux et sensibles, des êtres vivants qui émergent direct.mes nt du sol, avec une âme nue entrelacée d’un subtil réseau de veines colorées, de vaisseaux, de fibres nerveuses et de nœuds, témoignages de leurs événements internes complexes (František Šmejkal, František Muzika, Prague, 1966, p. 151). Selon le professeur Karel Srp, les œuvres tardives de Muzika peuvent être considérées comme des médiations sur le sens du monde et la durée fugace de la vie.

Peintre tchèque dont l’œuvre a évolué du fauvisme, du cubisme lyrique et du réalisme magique au surréalisme, Muzika entretenait des liens étroits avec la France, ayant étudié à l’Académie des Beaux-Arts de Prague ainsi qu’à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris. Ses œuvres surréalistes ressemblent souvent à des métamorphoses lyriques chargées de références énigmatiques, alors qu’il cherchait à représenter les paysages imaginatifs et oniriques qui habitaient son esprit. Muzika a développé un ensemble de concepts archétypaux et caractéristiques auxquels il est revenu tout au long de sa carrière, tout en les soumettant à d’innombrables transformations : ruines, torses féminins, drapés, coquillages, larves, et des arbres, roches et falaises anthropomorphisés. L’œuvre actuelle témoigne de la fascination de Muzika pour le monde naturel, les microcosmes et les macrocosmes. Les avancées scientifiques avaient rendu visibles des structures auparavant invisibles à l’œil humain. Muzika était fasciné par ces microstructures. Sa série de peintures d’arbres visait à représenter ces zones de la réalité jusqu’alors inconnues de l’homme, tout en cherchant à les humaniser.