This painting by Chagall takes up one of his most famous themes, and one of his most French leitmotifs, the bouquet. It is following his second arrival in France, in Paris in the 20s, that Chagall’s work undergoes a transformation. His themes and subjects evolved and adapted to his new environment, and French culture crept into his work. This renewal was like a rebirth for him, as he later explained: "The soil that had nourished the roots of my art was Vitebsk, but my art needed Paris - like a tree needs water - otherwise it would have dried up."

He moved to the capital with his wife, Bella, and signed a contract in 1926 with the Galerie Berheim-Jeune, a world-renowned dealer, which provided him with solid financial security. Marc and Bella discovered Parisian life. It was at this t.mes that :

“[bouquets] became a common theme in his work. Chagall considered them quintessentially French, claiming that he had not known any in Russia. His wife, Bella, brought back lavish bouquets from the markets, which Chagall transformed into lyrical expressions of joy. These are not traditional still lifes; the bouquets of flowers, enlarged out of all proportion, capture the spirit of nature, or perhaps the spirit of France and Bella"
(Chagall: Love, War and Exile (exhibition catalog), The Jewish Museum, New York, 2013-14, p. 25).

Bella au bouquet, depicts a gigantic bouquet with Bella sitting beside it in calm admiration. More than a portrait, more than a still life, it is a declaration of love to his wife. The red of her dress against the blue background reflects the artist's passion for this woman whom he loved until her death in 1944. The interest of this work is that it is one of the first milestones set by Chagall in his exploration of this theme of the bouquet which would become as characteristic of his work as was the depiction of lovers. Bella au bouquet is also part of the many representations of his first wife which he first began in 1915, when he painted her in L'Anniversaire which is now in the collects ion of the Museum of Modern Art in New York.


Cette toile de Chagall reprend l’un de ses thèmes le plus connu, et l’un de ses thèmes le plus français, le bouquet. C’est à la suite de sa seconde arrivée en France, à Paris dans les années 20, que Chagall, désormais Français, entreprend un changement dans son travail. Ses thèmes évoluent et s’adaptent à son nouvel environnement, la culture française s’insinue dans son œuvre. Ce renouveau sonne pour lui comme une renaissance, comme il l’explique plus tard, « Le sol qui avait nourri les racines de mon art était Vitebsk, mais mon art avait besoin de Paris - comme un arbre a besoin d'eau - sinon il se serait desséché. »

Il s’installe dans la capitale avec son épouse, Bella, et signe un contrat en 1926 avec la Galerie Berheim-Jeune, marchand à la réputation mondiale, qui lui apporte une sécurité financière sérieuse. Marc et Bella découvrent la vie parisienne et en particulier les bouquets de fleurs. C’est à cette époque que :

“[les bouquets] deviennent un thème commun dans son œuvre. Chagall les considérait comme quintessentiellement français, affirmant qu'il n'en avait pas connu en Russie. Sa femme, Bella, ramenait des bouquets somptueux des marchés, que Chagall transformait en expressions lyriques de joie. Il ne s'agit pas de natures mortes traditionnelles ; les bouquets de fleurs, agrandis hors de toute proportion, capturent l'esprit de la nature, ou peut-être l'esprit de la France et de Bella"
(Chagall : Love, War and Exile (catalogue d'exposition), The Jewish Museum, New York, 2013-14, p. 25).

Bella au bouquet, représente un gigantesque bouquet auprès duquel est assise sa femme, Bella, qui l’admire calmement. Plus qu’un portrait, plus qu’une nature morte, c’est une déclaration d’amour qu’il fait à son épouse. Le rouge de son habit qui ressort de ce fond bleu reflète la passion de l’artiste pour cette femme qu’il aimera jusqu’à sa disparition, en 1944. L’intérêt de cette œuvre est qu’il s’agit d’un des premiers jalons posés par Chagall dans cette exploration du thème du bouquet, thème incontournable de l’artiste, aujourd’hui ancré dans l’imaginaire collects if, au même titre que ses amants. Bella au bouquet s’inscrit également dans la série des représentations de son épouse, avec ou tenant des fleurs. Série qui a commencée dès 1915, lorsqu'il a peint Bella tenant un bouquet de fleurs dans L'Anniversaire, qui fait maintenant partie de la collects ion du Museum of Modern Art de New York.