Dated 1894, Jeune fille rousse en chapeau is one of the works that Berthe Morisot painted in the last months of her life. 1894 had been a hugely successful year for the artist: she had obtained great success in Brussels at the Salon de la Libre Esthétique. The artist's triumph that year was complete when her friends Renoir and Mallarmé used their influence in order to ensure that the French State purchased Jeune Femme en toilette de bal (1879) from the collects or Théodore Duret. This ensured that a work of hers would enter the national collects ions during her own lifet.mes .
The year 1894 was also a very prolific one with more than 50 paintings completed, a record in her production, with, as usual, an abundance of portraits dedicated to female youths. Among Berthe Morisot's favorite models was Jeanne Fourmanoir, with her reddish-blond hair, recommended to her by her fellow painter and friend Federico Zandomeneghi. In Jeune fille rousse en chapeau Morisot represents a model very similar physically to Jeanne whom she usually painted in natural, somet.mes s lascivious poses. A certain austerity emerges here from the model, yet it is totally overwhelmed by the artist's brushstroke, which barely sketches the background of the canvas and the dress, thus favoring a dazzling sort of 'impressionistic' erasure. This work from the end of her life becomes almost a manifesto to her urgency to paint with this unique touch that announces abstraction and Monet's late Water Lilies.
Datée de 1894, Jeune fille rousse en chapeau fait partie des œuvres que Berthe Morisot peint les derniers mois de sa vie. 1894 est pourtant une année faste : un grand succès l’attend à Bruxelles au Salon de La Libre esthétique. Le sacre est total pour l’artiste en cette année où ses amis Renoir et Mallarmé usent de leur influence pour que l’Etat rachète au collects ionneur Théodore Duret Jeune Femme en toilette de bal (1879) qui entre ainsi de son vivant dans les collects ions nationales.
L’année 1894 est aussi très prolixe avec plus de 50 toiles menées à terme, un record dans sa production, avec comme à son habitude une abondance de portraits dédiés à la juvénilité féminine. Parmi les modèles de prédilection de Berthe Morisot figurait ainsi Jeanne Fourmanoir dotée d’une chevelure blond-roux, que lui avait recommandée le peintre Federico Zandomeneghi, et qu’elle partage également avec son ami Renoir. Dans ce portrait au chapeau, Morisot représente un modèle fort proche de Jeanne qu’elle a plutôt pour habitude de peindre dans des poses naturelles, parfois lascives. Une certaine austérité se dégage ici du modèle, austérité que vient totalement anéantir le coup de pinceau de l’artiste qui esquisse à peine le fond de la toile et la robe, privilégiant ainsi un effacement fulgurant. Cette œuvre de la fin de vie devient comme un manifeste de cette urgence de peindre qui annonce l’abstraction et les Nymphéas tardifs de Monet.