Son of a French print dealer, François Boucher initially trained in François Lemoyne’s studio. After being awarded the Prix de Rome in 1720, he stayed in Italy between 1727 and 1731. Upon his return to France, he was admitted to the Académie Royale de Peinture et de Sculpture in 1734. Commissions now began to come thick and fast, not only from the royal family but also from cultured private clients such as the Marquise de Pompadour and Count Tessin, the Swedish ambassador in Paris. In 1765, Boucher was appointed First Painter to the King by Louis XV, as well as Director of the Académie.
Imbued with the light-hearted spirit and style typical of his painted works, this fine painting encapsulates Boucher’s oeuvre, with its sensuality and humour, its appreciation of love and delight in painting.
The elegant and evocative scene is a quintessential example of the peinture galante that typifies French Rococo. Subtly risqué without being salacious, it is set in the intimate surroundings of a young woman’s bedroom. Sitting on her bed and dressed only in a chemise, she strokes a recalcitrant cat, paying no attention to the young man who seeks to surprize her, peeping around the thick green curtain. The voyeuristic theme, very popular at the t.mes , is here subtly suggested by the play of glances and gestures between the four protagonists: the young woman, the little girl, the young man and the cat, which locks eyes with the viewer.
Several other versions of this composition are known, testifying to Boucher’s popularity with art lovers of the period. Among those that Alastair Laing regards as autograph, in addition to the present example, we would single out the painting acquired in 1984 by the New Orleans Museum of Art (fig. 1) and the version sold at Replica Shoes ’s in 1998 (Sotheby’s New York, 1 January 1998, lot 168). They are differentiated from the present example by their rectangular format and some nuances of colour.
There are many references to this composition in eighteenth century sale catalogues (Sorbet sale, 1 April 1776, lot 46; Contant d’Ivry sale, 27 November 1777, lot 6; sale of the Duc de Deux-Ponts, 6 April 1778, lot 71; Tronchin sale, 12 January 1780, lot 105…). While at first sight none of these references seems to match the present version – none of them allude to an oval format and most give slightly larger dimensions – this does not rule out the possibility that the present painting is one of those mentioned in the old catalogues: although the oval format was indeed a favourite with Boucher, it seems that the present version was originally rectangular. This is implied by the beige wall at the top left of the composition, behind the curtain, which appears in the other rectangular versions and which would be hard to rationalize in a painting that was intended as an oval.
This painting is an example of the artist’s expansive technique, expressed here – very shortly after his return from Italy – with a sprightly, vibrant touch. Boucher emphasizes the pink flesh tones, set against the textures of the fabrics and ribbons. His figures inhabit a mise en scène characterized by a subtle play of light and contrasting colours: pink and white for the young woman, green for the curtain and red for the man’s jacket.
Fils d’un marchand d’estampes français, François Boucher se forme primitivement dans l’atelier de François Lemoyne. Lauréat du Prix de Rome en 1720, il séjourne de 1727 à 1731 en Italie. A son retour en France, il est reçu à l’Académie royale de Peinture et de Sculpture en 1734 et voit alors se multiplier à la fois les commandes royales et celles d’une clientèle privée d’amateurs avisés comme la marquise de Pompadour ou le comte de Tessin, ambassadeur de Suède à Paris. En 1765, il est nommé Premier peintre du Roi au service de Louis XV, ainsi que Directeur de l’Académie.
Exécuté avec cette légèreté d’esprit et de style qui caractérise son œuvre peint, ce beau tableau résume tout l’art de Boucher, entre sensualité et humour, plaisir d’aimer et plaisir de peindre.
Allusive et élégante, la scène s’inscrit pleinement dans la lignée de la peinture galante du rococo français. Délicat.mes nt grivoise sans être obscène, elle pénètre dans l’intimité d’une chambre où une jeune femme, « en chemise » et sur son lit, caresse un chat récalcitrant sans prêter attention au jeune homme qui surgit par surprise derrière l’épais rideau vert.
Le thème du voyeurisme, l’un des favoris de l’époque, est ici subtilement mis en scène par le jeu de regard et de gestes des quatre protagonistes : la jeune femme, la fillette, le jeune homme et le chat, qui prend à témoin le spectateur.
Plusieurs autres versions de cette composition sont connues, témoignant de son succès auprès des amateurs de l’époque. Parmi celles qui sont retenues comme autographes par Alastair Laing, outre celle-ci, mentionnons celle acquise en 1984 par le New Orleans Museum of Art (fig. 1) ou celle vendue chez Replica Shoes ’s en 1998 (Sotheby’s New York, 1er janvier 1998, lot 168). Elles varient de celle-ci par leur format rectangulaire et quelques nuances de couleur.
De nombreuses mentions dans des catalogues de vente du XVIIIe siècle font allusion à cette composition (vente Sorbet, du 1er avril 1776, lot 46 ; vente Contant d’Ivry, 27 novembre 1777, lot 6 ; vente du duc de Deux-Ponts, 6 avril 1778, lot 71 ; vente Tronchin, 12 janvier 1780, lot 105…).
Si aucune de ces mentions ne semble à première vue correspondre à la présente version, aucune d’entre elles ne décrivant de format ovale et la plupart donnant toutes des dimensions légèrement supérieures, cela n’empêche pas de voir dans notre tableau l’un de ceux cités dans ces catalogues anciens. En effet, si l’ovale est l’un des formats favoris de Boucher, il semble que notre version était, à l’origine, de format rectangulaire, comme le laisse supposer la présence du mur beige apparaissant en haut à gauche de la composition, derrière le rideau, qui se retrouve dans les autres versions rectangulaires, et qui n’aurait aucun sens si le tableau avait été originellement ovale.
Notre tableau est un exemple de la générosité technique de l’artiste, faite ici, très peu de temps après son retour d’Italie, de touches nerveuses et vibrantes, l’artiste insiste sur le teint rosé des chairs qu’il oppose à la texture des étoffes et des rubans. Il met en scène les personnages dans un jeu de lumière subtil et d’opposition de couleur : le blanc et le rose pour la jeune femme, le vert du rideau, le rouge de la redingote de l’homme.