Flooded in light by a large window, next to a fruit bowl and another small vase, stands a large bouquet of carmine red amaryllis and purple wisteria with luxuriant stems. A rooster and a couple occupy the corners of the painting.
Moving beyond simple figuration, Marc Chagall emancipates himself from all conventions of space and composition to invite the viewer into his singular universe. As reference points, he uses totemic figures. The presence of the rooster, for example, Chagall's pictorial avatar, is a reference to the painter's Russian childhood in Vitebsk. The theme of bouquets, on the other hand, refers to his adopted country, when the artist was first struck by the charm of flowers whilst in Toulon in the south of France in 1924. Chagall recalled this vivid memory: "As I got nearer to the Côte d’Azur, I experienced a feeling of regeneration, something I hadn’t felt since childhood. The smell of flowers, a sort of new energy poured through me…. Near Nice already, I felt that numerous artists had come here, that it was a place where it was possible to establish oneself, to set oneself up. In such a town, you could write music, poetry, paint pictures…. It was here I stayed. Perhaps I am feeling the years, but anyway this place has become to me like my hometown Vitebsk. As if I was rejuvenated, and that I was waiting for something. And this flower-filled world coloured my new life." (Marc Chagall. Retrospective 1908-1985 (exhibition catalogue), Royal Museums of Replica Handbags s of Belgium, Brussels, 2015, p. 48).
Still lifes and flowers also expressed Chagall's feelings, a language he nurtured and developed in his oeuvre while married to his first wife Bella. Works such as Fleurs des champs bridge the art of painting and the artist’s dreams and melancholic souvenirs of his childhood and homeland.
"Marc Chagall loved flowers. He delighted in their aroma, in contemplating their colors. For a long t.mes , certainly after 1948 when he moved for good to the South of France after his wart.mes stay in the U.S., there were always flowers in his studio. In his work bouquets of flowers held a special place…. Usually they created a sense of joy, but they could also reflect the melancholy of memories." summarizes André Verdet (Chagall: A Retrospective, New York, 1995, p. 347). Flowers thus commemorate memory, life, joy, love, deeply personal symbols but eminently universal.
Éclairé par la grande fenêtre, aux côtés d’un compotier et d’un autre petit vase, se dresse un grand bouquet d’amaryllis rouge carmin et de glycines violines aux tiges touffues. Sur les côtés, un coq et un couple occupent les coins du tableau.
Dépassant la simple figuration, Marc Chagall s’émancipe de toute convention de l’espace et de la composition pour inviter le spectateur dans son univers singulier. Comme repères, il emploie ses figures totémiques. La présence du coq par exemple, avatar pictural de Chagall, est une référence à l’enfance russe du peintre à Vitebsk. Le thème des bouquets renvoie au contraire à son pays d’adoption, lorsque l’artiste a été frappé, pour la première fois, par le charme des fleurs lors d'un séjour à Toulon, dans le sud de la France, en 1924. Chagall se remémore ce souvenir marquant : “En me rapprochant de la Côte d'Azur, j'ai éprouvé un sent.mes nt de régénération, quelque chose que je n'avais pas ressenti depuis l'enfance. L'odeur des fleurs, une sorte d'énergie nouvelle m'envahissaient.... Près de Nice déjà, je sentais que de nombreux artistes étaient venus ici, que c'était un endroit où il était possible de s'établir, de s'installer. Dans une telle ville, on pouvait écrire de la musique, de la poésie, peindre des tableaux..... C'est ici que je suis resté. Peut-être que je ressens les années, mais en tout cas, cet endroit est devenu pour moi comme Vitebsk, ma ville natale. Comme si je rajeunissais, et que j'attendais quelque chose. Et ce monde rempli de fleurs a coloré ma nouvelle vie.” (Marc Chagall. Rétrospective 1908-1985 (catalogue d’exposition), Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique, Bruxelles, 2015, p. 48).
A travers ses natures mortes fleuries, Chagall livre ses sent.mes nts. Ses bouquets peints, débutés lors de son mariage avec Bella, deviennent une référence à l’être perdu qu’ils immortalisent sur la toile. L’œuvre devient alors le récit d’un songe mélancolique, écho d’une romance cruellement terminée. La lumière bleue dans laquelle baigne la scène symbolise dès lors ce recueillement et cette douce nostalgie. Fleurs mémorielles mais finalement fleurs de l’espoir, retrouvé depuis la rencontre de Chagall avec sa seconde épouse Valentina Brodsky dite Vava.
“Marc Chagall aimait les fleurs. Il se délectait de leur arôme, de la contemplation de leurs couleurs. Pendant longtemps, et certainement après 1948, lorsqu'il s'est définitivement installé dans le sud de la France après son séjour aux États-Unis pendant la guerre, il y avait toujours des fleurs dans son atelier. Dans son travail, les bouquets de fleurs occupaient une place particulière (…). Habituellement, ils créaient un sent.mes
nt de joie, mais ils pouvaient aussi refléter la mélancolie des souvenirs." résume André Verdet (Jacob Baal-Teshuva, Chagall : A Retrospective, New York, 1995, p. 347). Les fleurs commémorent donc le souvenir, la vie, la joie, l’amour, symboles profondément personnels mais éminemment universels.