An Elephant Musical Clock by Saint-Germain
This elephant mantel clock in patinated and gilt-bronze is a dazzling testimony to the skills of French craft.mes n in 18th-century, but also and above all to their imagination and research, with the animal world providing artists and ornamentalists with a major source of inspiration.
The elephant in our mantel clock was inspired by a Japanese porcelain model that was in vogue at all the European courts throughout the 18th century. The greatest bronzemakers of the period, such as Jacques Caffieri and Jean-Joseph de Saint Germain, decorated several of their clocks with this model, each with a slightly different composition: the top of the dials are adorned with either an oriental figure with an umbrella, an Asian figure wearing a hat, or a stilt-walker, as on the present clock.
Our model can be attributed to Jean-Joseph de Saint Germain, as it bears many similarities to the elephant mantel clock he made. A clock with a rhinoceros signed by Saint Germain and a crowned ‘C’ is in the Louvre museum (OA 10540). This clock has a music case identical to ours, with the same rocaille ornamentation and the same basket of flowers in the centre of the case. A pair of similar cases attributed to St Germain are now in the Wallace collects ion, London, and with the monogram of Louis-René Edouard, Prince de Rohan (1734-1803), (Inv. F400).
An identical clock signed ‘St Germain’ was sold at Drouot, Me Lombrail, 18 June 2008, lot 150, and another was sold at Replica Shoes 's Paris, the Robert de Balkany collects ion, 20 September 2016, lot 76. Finally, a rhinoceros mantel clock with a similar case and signed by Saint Germain was sold at Replica Shoes 's Paris, 16 June 2020, lot 10 (€492,500).
Jean-Joseph de Saint-Germain
Jean-Dominique Augarde in his article on Jean-Joseph de Saint Germain (J-D. Augarde, ‘Jean-Joseph de Saint-Germain, bronzier’, L'Estampille l'Objet d'art, no. 308, December 1996, pp. 62-82) states that some of his most prestigious models of Chinese, elephant and rhinoceros mantel clocks, as well as his famous cartel of Diana the Huntress, were designed when the young Saint-Germain was still only twenty-eight years olde, i.e. before 1750.
This evidence rules out any involvement by his son, Jean-Baptiste (master bronze-maker in 1766), who seems to have worked on a very small scale. However, a commercial advertisement quoted by Pierre Verlet (in Les bronzes dorés français du XVIIIe siècle, Paris, 1987, p. 429), published by the father or the son, mentions: ‘Saint Germain, fondeur, ciseleur et doreur, fait et vend toutes sortes de boîtes [de pendule] (...) boîtes éléphantes [sic], à lion, à taureau et autres (...)’.
The inventory after his wife's death in 1779, and the one made after his death in 1791, reveal the daily life of a man of the Enlightenment, a man with many interests: Saint-Germain had a laboratory and a cabinet of curiosities containing minerals, shells and botanical samples. His extensive library also contained music scores, and his furniture included a harpsichord (J.-D. Augarde, ‘Jean-Joseph de Saint Germain’ inH. Ott.mes yer et P. Pröschel, Vergoldete Bronzen, Munich, 1986, vol. II, p. 521).
He was probably the most famous Parisian bronzemaker of the mid-18th century. Active from 1742, he was awarded the title of Master in July 1748. Towards the beginning of the 1760s, he also played a key role in the revival of Parisian decorative arts and in the development of the neoclassical movement, notably by creating the Danish genius clock based on a model by Augustin Pajou for Frederick V of Denmark (1765, kept at the Amalienborg Palace in Copenhagen). Saint-Germain created several clocks inspired by the theme of the Study, based on a model by Louis-Félix de La Rue (examples in the Louvre, the Gulbenkian Foundation, Lisbon, and the Metropolitan Museum, New York).
Jean-Baptiste III Baillon (1715-1772), clockmaker, master in 1712
Jean-Baptiste III Baillon successively received the titles of Valet de Chambre-Horloger Ordinaire de la Reine (1738), Premier valet de Chambre de la Reine, then Premier valet de Chambre and Valet de Chambre-Horloger Ordinaire de la Dauphine (1770).
Ferdinand Berthoud's description of his studio in Saint-Germain-en- Laye gives an idea of the importance of his business: "His house is a shop of the finest and richest watchmaking. Diamonds are used not only to decorate his watches, but even his clocks; he has made some, the cases of which feature small gold cartels, decorated with diamond flowers imitating Nature... His house in St-Germain is a kind of Manufacture. It is filled with workers who are constantly busy for him... since he alone makes a large part of the watchmaking" (F. Berthoud, Lettre sur l'horlogerie contenant quelques remarques sur les principales parties de cet art et sur les personnes qui ont le plus contribué à le perfectionner, Journal Helvétique, May 1753).
The scale of his production led him to number the movements of his clocks (J-D. Augarde, Les Ouvriers du Temps, Geneva, 1996, p. 272). Baillon ceased his activity around 1765; his collects ion was dispersed at auction on 23 February 1773 and the following days.
musée Carnavalet, Paris (inv. PH14117) / © Paris Musées / Musée Carnavalet - Histoire de Paris
Our clock, preserved in its original condition, comes from an important French collects ion. Frédéric Pillet-Will, director of the Caisse d'Epargne de Paris, succeeded his father as regent of the Banque de France. He had a private mansion built, the Hôtel Pillet-Will at 31 rue du Faubourg Saint-Honoré, to house his superb collects ions ranging from the eighteenth century to Pierre-Auguste Renoir.
Cette pendule à l’éléphant en bronze patiné et doré est un éclatant témoin du savoir-faire des artisans et des différents corps de métiers du XVIIIe siècle français, mais aussi et surtout de leur imagination et de leurs recherches, le monde animalier donnant aux artistes et ornemanistes une source d’inspiration importante.
L’éléphant de notre pendule s’inspirerait d’un modèle en porcelaine japonaise qui fut en vogue dans toutes les cours européennes tout au long du XVIIIe siècle. Les plus grands bronziers de cette époque tels que Jacques Caffieri et Jean-Joseph de Saint Germain en ornèrent plusieurs pendules de leur production, chacune avec une composition légèrement différente les unes des autres : le sommet des cadrans s’ornent soit d’un Chinois à ombrelle, soit un Indien coiffé d’un chapeau, ou encore un échassier comme sur la nôtre.
Notre modèle peut être attribué à Jean-Joseph de Saint Germain, en raison des nombreuses similitudes avec le modèle de pendule à l’éléphant qu'il a réalisé. En effet, une pendule au rhinocéros signée de Saint- Germain et au « C » couronné est conservée au musée du Louvre (OA 10540). Celle-ci est composée d’une caisse à musique identique à la nôtre, avec les mêmes ornements rocaille, et le même panier de fleurs au centre de la caisse. Une paire de caisses similaires attribuées à St Germain est aujourd’hui conservée au sein de la Wallace collects ion, à Londres, et porte le monogramme de Louis-René Edouard, Prince de Rohan (1734-1803), (Inv. F400).
Une pendule identique et signée « St Germain » est passée en vente à l'hôtel Drouot, Me Lombrail, 18 juin 2008, lot 150. Une autre figurait dans la collects ion de Robert de Balkany, vente Replica Shoes ’s Paris, le 20 septembre 2016, lot 76. Enfin une pendule au rhinocéros avec une caisse similaire et signée par Saint Germain fut vendue chez Replica Shoes ’s à Paris le 16 juin 2020, lot 10 (492 500 €).
Jean-Joseph de Saint-Germain
Jean-Dominique Augarde dans son article sur Jean- Joseph de Saint Germain (J-D. Augarde, "Jean-Joseph de Saint-Germain, bronzier", L’Estampille l’Objet d’art, n°308, décembre 1996, p. 62-82) précise que ses modèles parmi les plus prestigieux, de pendules au chinois, à l’éléphant ou au rhinocéros, ainsi que son célèbre cartel de Diane chasseresse, furent imaginés alors que le jeune Saint-Germain n’avait encore que vingt-huit ans, c’est-à-dire avant 1750.
Ces éléments excluent une quelconque participation de son fils Jean-Baptiste (maître bronzier en 1766) lequel semble avoir exercé une activité de très faible ampleur. Une annonce commerciale citée par Pierre Verlet (in Les bronzes dorés français du XVIIIe siècle, Paris, 1987, p. 429), publiée cependant par le père ou le fils, mentionne : "Saint Germain, fondeur, ciseleur et doreur, fait et vend toutes sortes de boîtes [de pendule] (…) boîtes éléphantes [sic], à lion, à taureau et autres (…)".
L’inventaire après-décès de son épouse en 1779, puis celui mené à sa mort en 1791, révèle le décor quotidien d’un homme des Lumières, aux intérêts multiples : Saint-Germain possédait en effet un laboratoire et un cabinet de curiosités renfermant minéraux, coquillages et échantillons botaniques. Sa bibliothèque fournie renfermait également des partitions et parmi son mobilier figurait un clavecin (J.-D. Augarde, “Jean-Joseph de Saint Germain” in
H. Ott.mes yer et P. Pröschel, Vergoldete Bronzen, Munich, 1986, vol. II, p. 521).
Il est probablement le plus célèbre bronzier parisien du milieu du XVIIIe siècle. Actif à partir de 1742, il est reçu maître en juillet 1748. Vers le début des années 1760, il joue également un rôle primordial dans le renouveau des arts décoratifs parisiens et dans le développement du courant néoclassique, en réalisant notamment la pendule dite au génie du Danemark sur un modèle d’Augustin Pajou pour Frédéric V du Danemark (1765, conservée à l’Amalienborg de Copenhague). Saint-Germain crée plusieurs pendules inspirées par le thème de l’Etude, sur un modèle de Louis-Félix de La Rue (exemples au Louvre, à la Fondation Gulbenkian, Lisbonne, et au Musée Metropolitan de New York).
Jean-Baptiste III Baillon (1715-1772), horloger, reçu maître en 1712
Jean-Baptiste III Baillon reçut successivement les titres de Valet de Chambre-Horloger Ordinaire de la Reine (1738), Premier valet de Chambre de la Reine, puis Premier valet de Chambre et Valet de Chambre- Horloger Ordinaire de la Dauphine (1770).
La description, par Ferdinand Berthoud, de son atelier situé à Saint-Germain-en-Laye, donne une idée de l'importance de son activité : Sa maison est un Magasin de l'Horlogerie la plus belle et la plus riche. Le Diamant sert non seulement à décorer ses montres, mais même des Pendules ; Il en a fait dont les Boetes étoïent de petits Cartels d'Or, ornés de fleurs de Diamans imitant la Nature...Sa maison de St-Germain est une espèce de Manufacture. Elle est remplie d'Ouvriers continuellement occupés pour lui... puisque lui seul fait une bonne partie de l'Horlogerie (F. Berthoud, Lettre sur l'horlogerie contenant quelques remarques sur les principales parties de cet art et sur les personnes qui ont le plus contribué à le perfectionner, Journal Helvétique, mai 1753).
musée Carnavalet, Paris (inv. PH14117) / © Paris Musées / Musée Carnavalet - Histoire de Paris
L'ampleur de sa production le conduit à numéroter les mouvements de ses pendules. (J-D. Augarde, Les Ouvriers du Temps, Genève, 1996, p. 272). Baillon cessa son activité vers 1765 ; son fonds fut dispersé aux enchères le 23 février 1773 et les jours suivants.
Notre exemplaire, conservé dans son état originel, provient d'une collects ion française importante. Frédéric Pillet-Will, directeur de la Caisse d’épargne de Paris est régent de la Banque de France à la suite de son père. Il fit construire un hôtel particulier, l’Hôtel Pillet-Will au 31 de la rue du Faubourg Saint-Honoré, pour accueillir ses superbes collects ions allant du XVIIIème siècle jusqu'à Pierre-Auguste Renoir.